Enfants et adolescents : la vitamine D est à surveiller pour éviter le rachitisme !

Enfants et adolescents : la vitamine D est à surveiller pour éviter le rachitisme !

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 24 Octobre 2016 : 17h19
Mis à jour le Jeudi 19 Janvier 2017 : 12h21
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Sans vitamine D, pas d’os robuste. Si le rachitisme a quasiment disparu en France, c’est grâce à la supplémentation en vitamine D des laits infantiles depuis 1992. Mais aussi -on l’oublie encore trop souvent- à la supplémentation systématique de tous les enfants de moins de 5 ans, sans oublier les adolescents de 10 à 18 ans !

Régime Vegan et risque de déficit en vitamine D

Le régime végétarien et le régime sans lait ne posent pas de problème particulier à condition d’être vigilant. En règle générale, les enfants qui suivent ce type de régime reçoivent un peu plus de vitamine D. Pas d’inquiétude si ces enfants consomment du lait enrichi en vitamine D. On peut conseiller un bilan biologique au moins annuel avec taux de la 25 (OH) D s’ils ne reçoivent pas de supplémentation en vitamine D.

En revanche, le risque de déficit et de rachitisme est nettement plus préoccupant en cas de végétalisme (le lait, les produits laitiers et les œufs sont supprimés, en plus d’un régime végétarien). Dans ce cas, une supplémentation en vitamine B12, en calcium, en vitamine D et un bilan biologique annuel s’impose (même nutriments, fer).

Certaines habitudes nutritionnelles, sans être des régimes à part entière, peuvent être sources de déficits. C’est le cas des "jus" (châtaignes, soja, amandes, coco, avoine, épeautre…) vendus sous l’appellation erronée de "laits végétaux" donnés en substitution du lait de vache. Ils font des dégâts chez les nourrissons et petits enfants car totalement inadaptés sur le plan nutritionnel : apport énergétique insuffisant, trop peu de protéines et de lipides. Les hospitalisations dans un état sévère suite à la consommation au long cours de ces jus ne sont pas rares avec, concernant la vitamine D, des taux très effondrés et un risque fort de rachitisme et de retard de croissance.

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 24 Octobre 2016 : 17h19
Mis à jour le Jeudi 19 Janvier 2017 : 12h21
Source : (1) Arch Pédiatr 2004;11:871-8; (2) J Pediatr 2000;137:153-7; (3) Am J Clin Nutr 2004;80 (Suppl 6):1697-705; (4) La Vitamine D : une vitamine toujours d'actualité chez l'enfant et l'adolescent. Mise au point par le Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie Archives de Pédiatrie 2012 ; (5) Communication orale (O.55). Congrès de la Société Française de Pédiatrie, Marseille, 11-14 mai 2011 ; (6) Avis de l’Efsa
D’après un entretien avec le Pr Dominique Turck, chef de service de gastroentérologie pédiatrique à l'Hôpital Jeanne de Flandre (Lille), membre du Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie
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