Bon sommeil, bonne scolarité

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 19 Février 2007 : 01h00
Mis à jour le Mardi 26 Juillet 2011 : 08h57
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Sommeil et scolarité sont étroitement liés. Les troubles du sommeil entraînent de fortes perturbations dans l'apprentissage. Si nous en avons tous conscience, il existe cependant encore des idées fausses qui circulent, notamment à propos de la semaine des 4 jours et des horaires de coucher.

A l'âge adulte, la mauvaise qualité du sommeil a un retentissement non négligeable sur l'activité professionnelle. Chez l'enfant, les troubles du sommeil perturbent aussi leur scolarité, parfois de façon très conséquente. Sans un sommeil suffisamment réparateur, de par sa qualité et sa durée, les performances diminuent, l'attention est moins bonne et le risque d'accident augmente rapidement. Pour un bon sommeil, un enfant doit être rassuré et le coucher doit s'entourer d'un rituel. Mais la régularité des horaires et le temps de sommeil jouent également un rôle essentiel.

La régularité avant tout

C'est précisément pourquoi l'instauration de la semaine de 4 jours n'est pas une excellente idée, comme le démontrent les études menées depuis l'expérimentation de cette formule dans certaines écoles. Il est logique de penser que regrouper le travail scolaire sur 4 jours devrait permettre aux enfants de se reposer davantage puisqu'ils disposent alors de trois jours pour récupérer. Mais dans les faits, ce rythme scolaire est en décalage avec le rythme biologique, il crée des cassures de rythme.

Au final, les journées de travail sont trop longues et trop fatigantes (baisse de vigilance, de performance, absentéisme), les couchers sont plus souvent tardifs et le rythme est beaucoup plus irrégulier. Les enfants récupèrent donc moins bien que s'ils travaillaient un jour de plus. Le plus important est donc bien la régularité du rythme veille/sommeil.

Coucher tôt, lever tôt ou coucher tard, lever tard ?

Ces deux formules ne sont pas équivalentes. Seule la formule coucher tôt et lever tôt est à privilégier. En effet, si l'enfant accepte de faire une sorte de grasse matinée en dormant plus longtemps le matin, la qualité du sommeil de la 2e partie de la nuit n'est pas la même. Le sommeil est de moins bonne qualité le matin, il est moins réparateur, notamment en raison des éléments perturbateurs comme les nuisances sonores et lumineuses matinales.

En pratique, les enfants doivent, tous les jours, avoir leur comptant de sommeil et se coucher de bonne heure. Il convient également de leur aménager un rythme veille/sommeil régulier. A noter également que la pratique régulière d'une activité physique conditionne la qualité et la quantité de sommeil : endormissement plus rapide, réveils nocturnes moins fréquents, sommeil davantage réparateur, durée de sommeil augmentée, vigilance accrue durant la journée, etc.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 19 Février 2007 : 01h00
Mis à jour le Mardi 26 Juillet 2011 : 08h57
Source : "Passeport du sommeil", Institut du sommeil et de la vigilance, janvier 2007.
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