Arrêt du tabac : un test pour prédire l’efficacité des traitements

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 12 Janvier 2015 : 10h09
Mis à jour le Lundi 12 Janvier 2015 : 10h09

Selon des chercheurs américains, un simple test mesurant le métabolisme de la nicotine dans le sang permettrait de prédire l’efficacité des traitements d’aide à l’arrêt du tabac.

Ce type de test faciliterait alors le sevrage de nombreux fumeurs…

© Istock

Un test sanguin de la nicotine prédictif

Les chercheurs partent du constat suivant : nous n’éliminons pas tous la nicotine de la même façon. Plus celle-ci est métabolisée rapidement par l’organisme, plus la dépendance est forte, donc plus le fumeur sera dépendant et aura de difficultés à arrêter sa consommation de cigarettes.

Cette vitesse d’élimination de la nicotine peut facilement être déterminée par un test sanguin et l’on considère que 60 % des fumeurs sont des « métaboliseurs rapides ».

Près de 1.250 fumeurs candidats au sevrage ont participé à cette étude. Après avoir déterminé la vitesse de leur métabolisme nicotinique via une prise de sang, ils ont été répartis en trois groupes selon le type de traitement qui leur était assigné :

  • varénicline ou Champix®, médicament indiqué spécifiquement dans la dépendance au tabac, qu’ils devaient associer à des patchs placebo.
  • Patchs contenant de la nicotine associés à un médicament placebo.
  • Patchs placebo et médicament placebo.

Onze semaines plus tard, on constate que chez les « métaboliseurs » rapides, le traitement le plus efficace est le Champix®, avec deux fois plus de personnes abstinentes qu’avec les patchs.

Chez les « métaboliseurs » lents, Le Champix® et les patchs donnent les mêmes résultats.

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L’arrêt du tabac doit être personnalisé

Ainsi, ce test de la nicotine permet de déterminer le profil du patient afin de lui proposer le traitement le plus adapté à son cas.

Cette étude souligne une fois de plus l’importance de la personnalisation des traitements dans le cadre du sevrage tabagique. N’oublions pas que le fait de se faire aider (substituts nicotiniques, médicament…) et de se faire suivre (médecin, association, tabacologue…) potentialise déjà les chances de réussite. Ensuite, il faut choisir le traitement le plus adapté à chaque cas.

Reste maintenant à développer ce test et à le mettre à disposition des fumeurs. À suivre donc…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 12 Janvier 2015 : 10h09
Mis à jour le Lundi 12 Janvier 2015 : 10h09
Source : Lerman C. et al., The Lancet Respiratory Medicine, 11 janvier 2015, DOI: http://dx.doi.org/10.1016/S2213-2600(14)70294-2, http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lanres/PIIS2213-2600%2814%2970294-2.pdf.
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