Vous êtes diabétique ou hypertendu ? Testez votre microalbuminurie !

La microalbuminurie est un test simple qui se réalise à partir d'un échantillon d'urine. Celui-ci a été défini comme un marqueur fiable de risque cardiovasculaire chez le diabétique et chez l'hypertendu. Réalisé systématiquement, il permettrait une meilleure prise en charge préventive.
© Fotolia
Sommaire

L’hypertension et le diabète abîment les reins

L'hypertension artérielle et le diabète sont souvent associés.

Globalement, l'hypertension est deux fois plus fréquente chez les diabétiques. Or ces deux affections conjuguent leur agressivité sur les reins. Classiquement, la présence de protéines dans les urines, ou protéinurie, signale une atteinte rénale déjà évoluée.

La mesure de la microalbuminurie est particulièrement intéressante car elle permet de signaler cette atteinte à un stade plus précoce et surtout à un stade réversible. Mais de plus, elle reflète l'augmentation du risque cardiovasculaire.

La microalbuminurie témoigne du risque cardiovasculaire

Chez le diabétique, la présence d'une microalbuminurie multiplie par deux à quatre le risque de survenue d'un évènement cardiovasculaire. Et le risque d'accident vasculaire cérébral est multiplié par trois ou quatre.

Chez les hypertendus modérés, qu'ils soient diabétiques ou non, la présence d'une microalbuminurie accroît d'un facteur trois le risque de cardiopathie ischémique.

Face à ces données, la Société européenne d'hypertension recommande de considérer la microalbuminurie comme un marqueur fiable et indépendant du risque cardiovasculaire, tant chez le diabétique que chez l'hypertendu.

En cas d'anomalie, une adaptation de la prise en charge permet de diminuer les risques cardiovasculaires des patients et de ralentir la progression de l'insuffisance rénale.

Découvrez la coque de masque qui vous aide à mieux respirer sous votre masque !

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source : Le Quotidien du médecin, n°7811, septembre 2005.