Vaccin anti-grippe à tout faire

Le vaccin contre la grippe déjà conseillé aux personnes âgées, aurait un effet protecteur sur les risques d'accidents vasculaires cérébraux. Ces résultats doivent encourager les personnes entre 60 et 75 ans à se faire vacciner régulièrement.
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La grippe n'est pas une maladie anodine. Elle se manifeste par l'apparition brutale de fièvre (supérieure à 39°C), des courbatures et des signes respiratoires. Le développement de la maladie peut conduire l'organisme à un grand affaiblissement et peut même s'avérer fatal chez les personnes fragiles, comme les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la grippe touche 100 millions de personnes chaque année dans l'hémisphère Nord, dont plus de 3 millions en France pour la seule année 2000.

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Le vaccin : seule possibilité préventive contre la grippe ... et les accidents vasculaires cérébraux

Il existe un traitement efficace contre la grippe, le Relenza®, un antiviral spécifique du virus de la grippe, mais il est encore peu prescrit malgré son efficacité. Les antibiotiques, trop souvent prescrits dans cette indication, sont en revanche inefficaces. On s'attache ainsi le plus souvent à soulager les symptômes en attendant que le virus ait terminé son cycle de vie (8 à 10 jours). Dans ces conditions, la meilleure solution reste préventive: il s'agit du vaccin. Celui-ci est généralement efficace et protège bien du virus, mais à en croire une étude récente menée dans un service de neurologie de l'hôpital Bichat à Paris, il protègerait également des accidents vasculaires cérébraux.

Moins d'accidents vasculaires cérébraux chez les vaccinés

90 personnes de plus de 60 ans ayant été hospitalisées pour un accident vasculaire cérébral au cours des hivers 99 et 2000 ont été comparées à d'autres sans antécédents vasculaires cérébraux. Il ressort que les personnes ayant été vaccinées chaque année au cours des cinq années précédant l'étude, ont un risque d'accident vasculaire cérébral diminué d'environ 40%. Le bénéfice est cependant moins important pour les personnes au-delà de 75 ans.

Publié le 18 Février 2002
Auteur(s) : Dr Philippe Presles