Un bébé victime d'un AVC 10 heures après sa naissance, dans la Creuse

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Seulement 10 heures après sa naissance, un bébé a souffert d'un AVC à l'hôpital de Montluçon (Allier). Pris en charge par des spécialistes, il ne souffre d'aucune séquelle.

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On l'associe souvent à une mauvaise hygiène de vie et aux maladies cardiovasculaires. Et pourtant, l'AVC ne touche pas que les adultes. Les enfants aussi peuvent en souffrir, et ce à un très jeune âge. Marie, jeune maman, en a fait la douloureuse expérience.

Dix heures après son accouchement, son bébé a été admis en néonatologie. Il présentait de légères convulsions. Ce n'est qu'au bout de quelques heures que le diagnostic tombe : le nouveau-né est en train de faire un AVC.

Les causes restent inconnues

Interrogée par nos confrères du Populaire du Centre, Marie confie son étonnement. "L'interne était géniale, elle est restée humaine et nous a bien expliqué que l'AVC chez l'enfant n'est pas le même que celui de l'adulte", souligne-t-elle.

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De fait, ces deux types d'AVC n'ont rien de comparable, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Déjà parce qu'il est bien plus rare : on dénombre 500 à 1 000 cas par an.

Chez le nouveau-né – jusqu'à 28 jours – on parle d'AVC périnatal. Il se manifeste surtout par des convulsions, comme cela a été le cas pour le fils de Marie. Cette période semble particulièrement à risque; d'après une étude parue en 2011, l'incident est 17 fois plus fréquent que chez les enfants de plus d'un an.

Dans l'immense majorité des cas, ce type d'AVC est lié à une obstruction des artères ou des veines. Cela peut être expliqué par une maladie congénitale, des troubles liés au placenta ou encore une infection. Mais "la plupart des causes restent inconnues", précise l'association AVC de l'enfant.

Les séquelles sont variées

15 mois plus tard, le bébé se porte bien et ne conserve pas de séquelles. Mais "elles peuvent venir en grandissant : troubles moteurs, du langage, des apprentissages, dyslexie, épilepsie…, explique Marie. On sera fixé à ses six ans."

L'enfant de la jeune femme s'avère chanceux, car l'AVC périnatal est la première cause d'infirmité motrice cérébrale – et représente 30 % des cas. Les séquelles sont fréquentes et pour le moins variées : elles vont des troubles de la mémoire à l'hémiplégie en passant par les troubles de l'élocution ou de la déglutition.

Il faut toutefois noter que, grâce à leur plasticité cérébrale, les jeunes victimes récupèrent plus rapidement que leurs aîné.e.s souffrant d'un AVC.

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