Un test pour écarter l’imminence d’un infarctus

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Parmi les personnes qui se présentent aux urgences pour douleur thoracique évoquant l’imminence d’un infarctus, certaines ne feront finalement pas de crisecardiaque. Un nouveau test permet d’évaluer ce risque à une échéance de 30 jours. Son utilisation à grande échelle éviterait de nombreuses hospitalisations.

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Tous les patients arrivant aux urgences ne feront pas d’infarctus

Les recommandations sont très claires à ce sujet : inciter les personnes qui ressentent les premiers symptômes d’alerte de l’infarctus à contacter immédiatement les urgences via le Samu en composant le 15. De la sorte, l’accident peut être évité, et à défaut on peut en prévenir les séquelles grâce à une prise en charge très précoce. Dans réalité, toutes les personnes qui arrivent aux urgences pour suspicion de crise cardiaque imminente ne feront finalement pas d’infarctus et c’est tant mieux. Alors qu’aujourd’hui tous les patients subissent de multiples examens, des chercheurs viennent de mettre au point un test qui permet de détecter ces cas précis. A la clé : les urgentistes peuvent se focaliser sur les personnes à haut risque d’infarctus et renvoyer chez elles, pour fausse alerte, celles dont les risques sont faibles.

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Un simple test sanguin pour évaluer le risque d’infarctus

Il s’agit d’un test sanguin mesurant une protéine, la troponine, dont le taux augmente lorsque les cellules cardiaques meurent. En dessous d’un certain niveau, on peut écarter un risque d’infarctus dans les 30 jours. Les premières expérimentations menées auprès de 6.300 patients indiquent que l’on peut ainsi, prédire les personnes qui feront ou non un infarctus dans les 30 jours. Autrement dit, avec un seul test sanguin, il est possible de trier les patients dans les services d’urgences en déterminant ceux qui peuvent rentrer chez eux et ceux qui doivent rester sous surveillance.

De nouveaux essais sont nécessaires pour valider ce test, sa sécurité et son efficacité à grande échelle.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 09 Octobre 2015 : 09h47
Mis à jour le Vendredi 09 Octobre 2015 : 09h47
Source : Dr Anoop S V Shah, et coll., The Lancet, Published online October 8, 2015 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(15)0, http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736%2815%2900391-8.pdf.
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