Le Tai Chi Chuan, art martial et art de vie

« Le combattant triomphe de son adversaire, non pas par la force et la vitesse, mais grâce à la souplesse et l'énergie interne ». C'est ainsi que Patrick Marin Martin, professeur de Thai Chi Chuan, décrit les adeptes de cette discipline. Explications…
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Le Tai Chi, entre Terre et Ciel

Si le Tai Chi est un mélange de techniques respiratoires et de techniques énergétiques millénaires, cet art a été codifié par le boxeur Yang au 19e siècle. Son style décrit des cercles (il existe un autre style, celui de Cheng qui décrit des spirales) et comporte 108 mouvements. Ceux-ci s'enchaînent lentement, avec fluidité et sans interruption. On les classe en trois groupes. « La Terre travaille les racines, c'est-à-dire les membres inférieurs. L'Homme sollicite le tronc. Et le Ciel sont les bras et les mains. Le mouvement part des racines, est amplifié par le tronc et s'exprime par les mains », explique Patrick Marin Martin. A chaque fois, ils expriment une allégorie : « déployer les ailes de la grue blanche », « le serpent qui rampe », etc.

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Des bienfaits multiples

Les bienfaits de cette discipline sont multiples. D'abord le renforcement, par leur entraînement régulier, des muscles, articulations, cartilages et ligaments. Ensuite, l'amélioration de la respiration, qui s'effectue par le ventre. Des bienfaits dont profitent enfin les organes internes. Le Tai Chi exige, par ailleurs, une bonne concentration mentale pour visualiser l'allégorie poétique : il faut se mettre dans la peau de la grue pour reproduire ses mouvements. De cette façon, le combattant entre en méditation. Voilà donc un excellent exercice pour se détendre et chasser le stress. Exercice au cours duquel le corps sécrète l'hormone du bonheur (l'endorphine) et l'hormone de l'affirmation de soi (la sérotonine). « Le tai chi réconcilie les contraires qui sont en nous, force et faiblesse, douceur et dureté », conclut le professeur.

Publié par Psychonet Production le Mercredi 23 Avril 2003 : 02h00