Sport et hypertension: attention l'hiver !

Une activité physique régulière est très favorable à la bonne santé de nos artères. On considère même le sport comme l'un des meilleurs traitements contre l'hypertension. A condition de ne pas faire n'importe quoi !
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La pression artérielle est le baromètre de notre santé. Anormalement élevée, elle est annonciatrice de séismes tels que l'infarctus cardiaque ou cérébral. Le problème, c'est que l'hypertendu se rend difficilement compte de ce qui est en train de se passer dans son organisme. L'hypertension entraîne, en effet, peu de symptômes. C'est pourquoi le relevé de pression artérielle s'inscrit parmi les gestes classiques d'une consultation médicale. Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), il faut éviter de dépasser la valeur de référence de 16/9,5. Mais comment s'y prendre ?

Un médicament nommé vélo

La prise en charge de l'hypertension a énormément progressé ces dernières années. Et les médicaments à disposition des médecins sont aujourd'hui souvent efficaces. Ils méritent cependant d'être combinés à certaines modifications de nos habitudes de vie comme la pratique régulière d'une activité sportive. Les cardiologues conseillent alors de privilégier des efforts d'endurance (ski de fond, cyclisme, natation, course à pied) qui imposent une gymnastique vasculaire peu traumatisante et nous apprennent à sécréter moins d' « hormones du stress » (adrénaline, noradrénaline).Les efforts brefs et intenses, en revanche, sont déconseillés aux hypertendus, du moins au début d'un programme de remise en forme après des années de sédentarité. Evitez surtout les efforts brutaux et presque statiques, avec blocage de la respiration, comme il en existe par exemple en judo ou en haltérophilie. Cela entraîne une élévation brutale de la pression qui risque d'abîmer les parois artérielles.La méfiance doit surtout s'exercer en hiver ! Car le froid augmente la pression artérielle. Des études épidémiologiques ont montré une corrélation entre l'évolution du thermomètre et les morts par infarctus dans les grandes villes américaines. D'ailleurs, l'accident cardiaque type que l'on évoque dans les écoles de médecine est celui d'un hypertendu qui part en retard -et donc stressé- au boulot dans un petit matin glacé et qui pousse sa voiture en panne pour la faire démarrer. La multiplication des contraintes peut alors lui être fatale : froid, effort statique, hypertension, stress... et ignorance !

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Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le Mercredi 07 Janvier 2004 : 01h00