Si vous faites plus de 1,70 m, attention aux problèmes cardiaques

Si vous faites plus de 1,70m, attention aux problèmes cardiaques. Selon des chercheurs américains, les personnes de grande taille ont plus de risques de développer un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation auriculaire.
© Istock

Si faire plus de 1,70m a de nombreux avantages - comme faciliter la vie amoureuse des hommes - cela semble néfaste pour le cœur. Selon une recherche menée par les équipes de l’école de médecine de l’université de Pennsylvanie (Penn Medecine), les personnes grandes ont plus de risque de développer une fibrillation auriculaire. C’est-à-dire une contraction rapide et irrégulière des oreillettes cardiaques qui peut entraîner des infarctus et autres complications cardiaques. 

Trouble cardiaque : 2 cm de plus augmentent les risques

En premier lieu, les chercheurs ont analysé les dossiers de 700 000 personnes pour identifier les variantes génétiques associées à la taille. Ils ont ensuite étudié les données de 500 000 individus pour vérifier les liens entre génétique et fibrillation auriculaire. Ils ont ainsi découvert que le risque d’être atteint de ce trouble cardiaque grimpait à mesure que la taille augmentait. Ainsi, chaque pouce (2,54 centimètres) supplémentaire se traduit par une hausse des risques d’avoir une fibrillation auriculaire - indépendante des autres facteurs cliniques - d'environ 3% par rapport aux personnes de taille moyenne (5 pieds et 7 pouces, soit environ 1,70m).

Michael Levin, chercheur en médecine cardiovasculaire au sein de Penn Medecine, explique "Nos résultats suggèrent qu'il pourrait être bénéfique d'intégrer la taille des gens dans les outils de prévision du risque de fibrillation auriculaire". Il précise ensuite dans le communiqué paru en prévision de son intervention aux sessions scientifiques du sommet annuel de l'American Heart Association le 16 novembre. "Alors que les directives actuelles déconseillent le dépistage généralisé de la maladie, nos résultats montrent qu'un certain groupe de patients, en particulier les très grands, pourrait bénéficier du dépistage."

Le Dr Scott Damrauer, qui a aussi participé à l’étude, ajoute de son côté "Ces analyses montrent comment nous pouvons utiliser la génétique humaine pour nous aider à mieux comprendre les facteurs de risque de maladies communes".

Fibrillation auriculaire : qu’est-ce que c’est ? 

La fibrillation auriculaire, aussi appelée fibrillation atriale ou encore parfois par abus de langage arythmie, est un trouble du rythme cardiaque. Elle se caractérise par une activité électrique anarchique et rapide du muscle des oreillettes, provoquant une contraction désordonnée de ce dernier.

Si le cœur d’une personne saine se contracte à un rythme de 60 à 100 battements par minute (au repos), celui d’un malade atteint de fibrillation atriale peut dépasser les 150 battements par minute

La fibrillation auriculaire peut être permanente ou survenir par épisode. Elle touche 1% de la population générale, et plus particulièrement les personnes âgées (plus de 10% des plus de 80 ans). 

Outre l’âge, les facteurs de risque sont les pathologies cardiaques comme l’hypertension artérielle, l’hyperthyroïdie, la maladie rénale chronique, l’apnée du sommeil ou encore le diabète et l'obésité.

Si la fibrillation auriculaire n’est pas prise en charge, elle peut être à l’origine d’une insuffisance cardiaque ou encore d’un infarctus. Favorisant aussi la formation de thrombus (ou caillot de sang), elle peut aussi causer des accidents vasculaires cérébraux. 20% à 30% des AVC sont secondaires à ce trouble du rythme cardiaque.

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