Séropositif ou malade du sida ?

Une personne séropositive est porteuse du virus du sida, mais n'a pas développé la maladie. En revanche, une personne atteinte du sida a dépassé ce stade, présente des symptômes et a développé la maladie. Dans les deux cas, un traitement est possible, d'où l'acte essentiel de se faire dépister le plus tôt possible pour stopper la maladie !
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Séropositivité VIH et Sida

La maladie due au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) comporte deux phases, la phase asymptomatique au cours de laquelle les patients sont dits séropositifs, et la phase des symptômes de déficience de l'immunité, encore appelée SIDA, caractérisée par des infections, des cancers ou d'autres troubles, notamment neurologiques.

Evaluer l'évolution de la maladie

Pendant la phase asymptomatique, l'évolution de la maladie est évaluée par deux tests biologiques, le taux de lymphocytes CD4 (globules blancs attaqués par le VIH ; les CD4 sont les cellules du système immunitaire que le virus du sida endommage et utilise pour se propager) et la charge virale (la quantité de virus dans le sang).

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Mais, selon les dernières recommandations de l’OMS, le traitement antirétroviral est à initier très tôt chez toute personne séropositive. En effet, « un traitement plus précoce prolonge la vie des patients et a pour résultat de faire baisser la transmission entre les sujets infectés et les personnes indemnes ». Il est donc préconisé quand le système immunitaire est plus fort. C’est ainsi que les experts ont relevé de 350 à 500 cellules/mm3 la valeur limite de la numération des CD4 en dessous de laquelle on met en route le traitement antirétroviral.

Traiter le plus tôt possible

Ainsi, la stratégie actuelle est de débuter le traitement de plus en plus tôt. En effet, les médicaments antirétroviraux sont de plus en plus efficaces, de mieux en mieux tolérés et de plus en plus simples à prendre. Il n'y a donc aucune raison de ne pas prendre les devants car le traitement permet de stabiliser la maladie et de limiter son évolution.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 21 Mai 2007 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 28 Novembre 2014 : 11h42