Risque sur l'avenir des bébés très prématurés

Les bébés nés très prématurément, à moins de 30 semaines de gestation et avec un très petit poids de naissance, présentent des statistiquement des risques de moindre performance intellectuelles.
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Avec le développement des techniques de réanimation néonatales apparues dans le courant des années 70, des bébés très prématurés, à moins de 30 semaines de gestation au lieu de 39, ont pu survivre. Une étude, dont les résultats viennent de paraître, s'est intéressée au devenir de ces enfants 20 ans plus tard. Quels adultes sont-ils devenus? Ont-ils gardé des séquelles de cette naissance trop précoce?

L'étude a été réalisée sur 242 sujets adultes, nés prématurés entre 1977 et 1999. Tous sont nés à 29,7 semaines de gestation en moyenne et avaient un très petit poids (1,18 kg en moyenne). 233 autres personnes ont fait office de groupe contrôle, étant nés à la même époque, mais avec un poids de naissance normal. La comparaison de ces deux groupes, prématurés et contrôle, a permis de mettre en évidence plusieurs points:

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  • Les performances scolaires des enfants nés prématurés sont moins bonnes que celles du groupe contrôle: 74% seulement atteignent un niveau d'étude secondaire, contre 83% dans le groupe contrôle.
  • Leur quotient intellectuel est plus faible (87 contre 102).
  • Ils sont plus petits en taille.
  • Ils présentent des maladies chroniques et notamment neurologiques avec une fréquence plus importante que la moyenne des individus contrôle (10% contre moins de 1%).
  • Le taux de grossesse chez ces personnes est moins élevé.

n très petit poids (1,18 kg en moyenne). 233 autres personnes ont fait office de groupe contrôle, étant nés à la même époque, mais avec un poids de naissance normal. La comparaison de ces deux groupes, prématurés et contrôle, a permis de mettre en évidence plusieurs points:

Que conclure de tels chiffres? Que la grande prématurité reste une période à risque élevé et qu'il faut encore compter sur les progrès de la médecine. Il faut aussi garder à l'esprit que ces données sont statistiques et que de ce fait, une grande prématurité n'est pas forcement synonyme d'échec scolaire. Cela dépend des individus.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 04 Février 2002 : 01h00