Rhinite allergique : antihistaminiques et corticoïdes à discrétion

Les pollens sont là et commencent à empoisonner la vie des allergiques. C'est l'occasion de rappeler que la rhinite allergique est une maladie qu'il faut s'acharner à traiter. Graminées, acariens, animaux domestiques, moisissures, quel que soit l'allergène, les traitements permettent d'améliorer les symptômes.
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Le traitement médicamenteux de la rhinite allergique

Une fois le diagnostic de rhinite allergique posé et l'allergène en cause identifié, des stratégies d'éviction sont instaurées. Mais elles sont souvent très difficiles à mettre en oeuvre et insuffisantes. Le traitement repose alors sur la prescription d'un antihistaminique non sédatif* ou d'un corticoïde** par voie nasale. Ces derniers sont préférentiellement choisis lorsque l'obstruction nasale prédomine. Si au bout d'une semaine, le résultat n'est pas concluant, on peut changer de classe médicamenteuse ou associer les deux. Dans les cas où une sérieuse obstruction nasale persiste, des vasoconstricteurs*** sont parfois proposés, mais uniquement sur une courte durée, une semaine à une dizaine de jours.

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Suivi et prévention

Les traitements sont poursuivis le temps que durent les symptômes, soit durant toute la saison pollinique par exemple, durant les mois d'hiver pour l'allergie aux acariens, voire toute l'année en cas de polysensibilisation. Lorsque les allergies sont saisonnières, le traitement est réitéré l'année suivante en anticipant la période des symptômes.Si les symptômes sont réfractaires au traitement, s'ils sont atypiques ou en cas de récidives inexpliquées, des explorations ORL poussées sont entreprises à la recherche par exemple d'une polypose nasale (une affection inflammatoire chronique).

Publié le 19 Mars 2007
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Impact Médecine, mars 2007.