Règles douloureuses : un problème à ne plus négliger !

Les règles douloureuses constituent un problème chez 72% des jeunes filles de moins de 20 ans. De plus, elles sont responsables d'une perte d'activité estimée à 53%, avec notamment un absentéisme scolaire. Malgré tout, elles sont la plupart du temps négligées.
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Les dysménorrhées

Les règles douloureuses, également appelées « dysménorrhées », se traduisent par un syndrome douloureux pelvien et abdominal, qui irradie souvent dans le dos, vers le vagin et le rectum, réapparaissant à chaque période de règles. De type spasmodique, lancinant ou continu, ces symptômes s'accompagnent dans 45% des cas de nombreux autres troubles : nausées, vomissements, diarrhée, maux de tête, vertiges, perte de connaissance. La dysménorrhée peut apparaître dès le début de la vie génitale (dysménorrhée primaire) ou plus tardivement (dysménorrhée secondaire).

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Comment les expliquer ?

Le mécanisme est encore mal connu, mais plusieurs hypothèses non contradictoires sont avancées. Il s'agirait d'une anomalie de la contractilité de l'utérus, due à un trouble de la vascularisation utérine, un excès de prostaglandines (substances intervenant dans l'inflammation et dans les contractions lors de l'accouchement), des troubles hormonaux, ou psychologiques, ou encore à l'hérédité. La dysménorrhée primaire pourrait être provoquée par une anomalie de forme ou de position de l'utérus ou par un obstacle à l'écoulement du sang. Quant à la forme secondaire, elle serait déclenchée par une infection génitale chronique, une endométriose (fragments de muqueuse utérine en dehors de leur localisation normale), une maladie des ovaires ou un rétrécissement du canal cervical.

 
Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 23 Octobre 2000 : 02h00
Mis à jour le Lundi 09 Mai 2016 : 12h19
Source : Entretiens de Bichat, Communication de Pr J-C. Colau, Hôpital Foch, Surennes.