Quand on ne sait pas bien se défendre

« Je trouve que les gens m'attaquent facilement, me font des remarques désagréables. Et le pire, c'est que je ne sais pas quoi répondre, je me sens désarmé. »
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Cette situation est fréquente. Car depuis l'enfance, on vous apprend plus à être gentil qu'à vous défendre ! Surtout si vos parents sont autoritaires, ne laissant aucune place à la réponse, à la discussion. Vous apprenez alors à vous taire. Et lorsqu'il faudrait parler, vous vous en rendez compte, mais vous restez muet sous l'effet du réflexe de votre éducation.

D'autre part, quand on a l'impression de se faire souvent attaquer, c'est qu'aux yeux des autres, on se montre facilement « attaquable », on apparaît comme faible. Pourtant, ce n'est pas forcément le cas ! Ce qui se passe, c'est sans doute que les parents (ou l'entourage proche) ont inscrit dans l'idée que pour être aimé, il fallait avoir l'air faible. C'est souvent le cas des parents hyper protecteurs. Ils aiment leur enfant faible parce qu'ils ont peur pour lui et qu'ils se sentent forts lorsqu'ils ont le sentiment de le protéger. Sa faiblesse renforce leur force. Résultat, sans en avoir conscience, l'enfant, puis l'adulte se comporte comme s'il était faible, fragile. Et ce comportement signifie « aimez-moi ». Il a l'impression que c'est la bonne recette pour être aimé de tous. D'où son désarroi quand, au lieu de se faire protéger comme il en a eu l'habitude, il se fait attaquer, chose à laquelle il n'était pas du tout préparé ! Et ce mécanisme peut rester actif toute la vie, donc à tout âge !

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La solution, c'est d'apprendre à montrer aussi sa force. Pas forcément comme une arme pour se défendre, mais plutôt comme un bouclier pour que plus personne n'ait envie de vous attaquer. Et ça, c'est à la fois le fruit d'un travail intérieur et d'un changement de comportement.

Cette notion peut vous être utile en tant qu'adulte, mais aussi bien sûr pour vos enfants. Ne leur apprenez pas la faiblesse. Quand ils ne se laissent pas faire, quand ils vous tiennent tête, c'est énervant, mais pensez positif : plus tard, il (ou elle) saura se défendre !

Publié le 07 Avril 2004
Auteur(s) : Dr Catherine Solano