Quand la chimiothérapie se retourne contre elle-même

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Une équipe française soutenue par la Fondation ARC explore les rôles complexes entre chimiothérapie, système immunitaire et cancer.

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Quand la chimiothérapie perd de son efficacité

Parfois, une chimiothérapie parvient à faire régresser une tumeur pendant un temps avant que celle-ci ne progresse à nouveau. C'est le cas par exemple avec le 5-fluorouracile (5FU), « classiquement utilisé pour traiter la plupart des cancers digestifs métastatiques (côlon, pancréas, estomac) mais aussi les cancers du sein », explique le Pr François Ghiringhelli, qui dirige une unité Inserm à Dijon.

Un effet ambivalent sur la réponse immunitaire

Son équipe, soutenue par la Fondation ARC, a montré une perte d'efficacité de cette chimiothérapie qui serait due à un « effet ambivalent sur la réponse immunitaire » de la molécule utilisée.

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Outre ses effets toxiques directs sur les cellules cancéreuses, la molécule a également des effets positifs sur la réponse immunitaire car elle favorise la mobilisation de certaines cellules spécialisées, les lymphocytes T, contre la tumeur.

Mais l'équipe dijonnaise a montré que la molécule 5FU a d'autres conséquences sur le système immunitaire : elle active chez une seconde catégorie de cellules immunitaires une cascade de réactions qui entraîne in fine la vascularisation de la tumeur.

Le système immunitaire favorise alors la croissance de la tumeur, soit le contraire de l'objectif de la chimiothérapie.

Les chercheurs sont parvenus dans une étude préclinique à bloquer chimiquement chez ces cellules immunitaires l'activité d'une protéine impliquée dans ce mécanisme favorable à la tumeur.

Ce second médicament empêche alors la réponse immunitaire défavorable, ce qui augmente l'efficacité du 5FU.

Un essai thérapeutique est en préparation à Dijon pour valider le bénéfice de cette combinaison chez l'homme.

Publié le 04 Janvier 2013 | Mis à jour le 07 Janvier 2013
Auteur(s) : La Fondation ARC
Source : M.
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Bruchard et al. Chemotherapy-triggered cathepsin B release in myeloid-derived suppressor cells activates the NIrp3 inflammasome and promotes tumor growth. Nature Medicine. En ligne le 2 décembre 2012.
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