Prolapsus : comment reconnaître une descente d'organes

Publié le 04 Décembre 2018 par La Rédaction E-Santé
La descente d’organes présents dans le pelvis, ou prolapsus, est une atteinte relativement courante puisqu’environ une femme sur dix sera concernée au moins une fois dans sa vie. Zoom sur cette atteinte à la santé sexuelle des femmes.
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Le prolapsus correspond à une descente d’organes

Le prolapsus concerne effectivement les organes situés dans la cavité pelvienne, sous la cavité abdominale. La vessie, le rectum et l’utérus chez la femme sont maintenus par des muscles et des ligaments. Cet ensemble constitue le plancher pelvien, une sorte de « hamac » fixé au niveau des os du bassin. Le prolapsus est évoqué lorsque ce plancher se relâche, ce qui provoque l’extériorisation des différents organes cités plus haut. On parle de cystocèle lorsque la vessie descend dans le vagin ; il s'agit du plus courant des cas de prolapsus. L’hystérocèle traduit quant à lui une descente de l’utérus dans le vagin, et enfin le rectocèle correspond à la descente du rectum. La trachélocèle peut également être parfois observée : il s’agit d’un prolapsus du col utérin. Cette pathologie touche de préférence les femmes et notamment celles en âge d’être ménopausées. Cette affection est relativement courante mais elle nécessite une prise en charge chirurgicale qui peut s’avérer complexe.

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Le prolapsus : un mécanisme unique, des facteurs de risques pluriels

Les ligaments et les muscles de la région pelvienne peuvent être affectés par de nombreux évènements ponctuant la vie d’une femme. Lorsqu’ils finissent par se distendre ou se rompre, le prolapsus est susceptible de survenir. Parmi ces différents évènements possibles : les grossesses et accouchements à répétition, les accouchements par voie basse dits traumatiques – c’est à dire concernant un bébé dont le poids est supérieur à 4 kilos –, l’obésité, le vieillissement naturel des tissus par l’âge et la ménopause ou encore la constipation chronique qui nécessite des efforts de poussée abdominale intenses. Par ailleurs, des antécédents de chirurgie pelvienne, ou la pratique abusive de sport sollicitant le bassin avec port de charges lourdes constituent des causes possibles de la survenue d’un prolapsus.

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Les symptômes du prolapsus varient en fonction de la zone concernée

Les manifestations pouvant laisser suspecter un prolapsus sont nombreuses et diffèrent en fonction des organes déplacés. De manière générale elles sont peu caractéristiques et peuvent se traduire par une douleur ou une certaine gêne dans le bas du ventre, ou une sorte de pesanteur au niveau du pelvis, du rectum ou du périnée. Une sensation de masse vaginale peut aussi être présente. Les douleurs sont d’autant plus vives durant l’effort et finissent par se calmer lors de la mise au repos. Les cas de cystocèle peuvent souvent entraîner des troubles urinaires comme des difficultés à uriner, des cystites à répétition voire parfois une incontinence urinaire. Les rectocèles quant à elles peuvent entraîner une incontinence anale ou au contraire des difficultés à évacuer les selles.

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