Problèmes urinaires du senior : "fichue prostate ?"

Publié le 11 Juin 2002 par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue
Les problèmes urinaires, quand ils existent, conditionnent souvent l'avenir social et même l'autonomie du senior. Pourtant, considérer la prostate ou les outrages du temps comme seuls responsables est une solution de facilité. L'élimination urinaire n'est pas le simple résultat d'une vidange de réservoir… ; ça mérite vraiment qu'on s'en occupe !
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Même si leur fréquence a tendance à augmenter avec l'âge, les problèmes rencontrés ne sont pourtant ni inéluctables, ni irréversibles dans la majorité des cas.

La dysurie : faire des efforts pour uriner

D'installation progressive, insidieuse, on ne la remarque pas forcément si on ne s'interroge pas. Souvent d'ailleurs, c'est l'entourage qui soulève le problème. Rappelons qu'une miction normale est immédiate, facile et complète.

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La dysurie correspond à des mictions interminables, un jet diminué (attention aux chaussures !) et parfois une « dernière goutte » longue à venir. La nécessité de pousser aboutit parfois à adopter une position assise et peut même dans certains cas provoquer essoufflement ou angine de poitrine.

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Pollakiurie : avoir envie, souvent et ne faire qu'en petite ou moyenne quantité

On peut accepter comme normales 4 à 5 mictions dans la journée et une la nuit jusqu'à 60 ans, chez un homme sans troubles du sommeil (insomnies).

Après on accepte un lever nocturne supplémentaire par décennie (2 à 70 ans, 3 à 80 ans, etc.). Bien que pouvant apparaître de façon isolée, la pollakiurie s'accompagne fréquemment de dysurie.

Source : Gardner J., Fonda D. : Urinary incontinence in the elderly. Disabil Rehab 1992, 16 : 140-148. Oesterling J.E : Benign prostatic hyperplasia : medical and minimally invasive traitment options. N. Engl. Med 1995; 332 : 99-109. Syllabus Gériatrique. IPSEN American Geriatrics Society. Société Française de Gérontologie. 1999 ; 125-133.