Prostate : savoir pour prévenir

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1. Le traitement chirurgical de l'adénome de la prostate (ou hypertrophie bénigne de la prostate) peut avoir pour effet secondaire une éjaculation rétrograde.

Une éjaculation rétrograde ne se fait pas vers l'avant, mais dans la vessie.

Elle induit donc une infertilité.

C'est le seul effet secondaire sexuel.

Le système érectile n'est pas touché.

2. Le dépistage du cancer de la prostate comprend un dosage du PSA, plus un toucher rectal.

Ces deux examens de dépistage du cancer de la prostate ne s'excluent pas, mais sont complémentaires.

Discutez avec votre médecin de l’opportunité de dépister ce cancer.

Il vous exposera les avantages et les inconvénients en fonction de vos propres facteurs de risque.

3. L'adénome de la prostate se manifeste par des troubles de la miction, comme des envies fréquentes et des gouttes retardataires.

Les symptômes d'une hypertrophie de la prostate sont les suivants : besoin impérieux d'uriner, jet intermittent, jet faible de petit calibre, gouttes retardataires et envie d'uriner essentiellement la nuit.

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4. La proportion d'hommes concernés par le cancer de la prostate est d’un sur huit.

C'est le cancer le plus fréquent chez l'homme, nettement devant les cancers du poumon et colorectal.

Mais ce cancer se situe au 3erang en termes de mortalité, juste derrière le cancer colorectal et loin derrière le cancer du poumon.

5. Le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) ne permet pas de diagnostiquer un adénome de la prostate.

Ce dosage est essentiel pour le dépistage du cancer de la prostate, mais n'a aucun intérêt pour le diagnostic de l'adénome.

Toutefois, en pratique, ce dosage peut être réalisé lorsqu'un adénome est suspecté. En permettant à cette occasion de dépister un éventuel cancer de la prostate, il peut aider à rassurer le patient sur ce point.

6. L'augmentation du volume de la prostate concerne tous les hommes.

Pour une raison qui reste inconnue, la prostate de tous les hommes prend du volume avec l'avancée en âge, à partir de 40 ans. C'est un phénomène naturel. En revanche, tous les hommes ne développent pas des troubles mictionnels, et lorsque c'est le cas, ces derniers se manifestent plus ou moins sévèrement.

7. L'hypertrophie de la prostate concerne 50 à 75% des hommes de plus de 50 ans.

Au-delà de 80 ans, la quasi-totalité des hommes sont concernés.

8. La prostatite est due à une infection bactérienne.

La prostatite désigne une inflammation de la glande prostatique. Cette infection bactérienne est courante et le plus souvent bénigne.

9. Même en l'absence de traitement, un adénome ne dégénère pas en cancer de la prostate.

Même si elles touchent le même organe, ces deux pathologies sont bien distinctes. Un adénome de la prostate ne risque pas de dégénérer en cancer. En revanche, la découverte d'un cancer de la prostate se fait souvent à l'occasion d'examens faits pour des troubles urinaires liés à la présence d'une hypertrophie bénigne de la prostate.

10. A 60 ans, 80% des hommes se lèvent la nuit pour uriner.

C'est vrai et c'est dû à la prostate qui a pris naturellement du volume. Mais lorsque les troubles mictionnels gênent de façon assez importante la vie quotidienne, il faut consulter un urologue. Il existe des solutions et on évite ainsi le développement éventuel de complications.

11. La prostatite affecte majoritairement des hommes de tout âge.

C’est vrai, elle affecte les hommes de tous les âges, mais avec une fréquence plus élevée chez les jeunes de 30 à 40 ans.

 
Publié par Rédaction E-sante.fr le Dimanche 26 Juin 2005 : 02h00
Mis à jour le Mercredi 19 Octobre 2016 : 15h43