Préserver son capital fertilité : un bilan avant 35 ans ?

Publié le 08 Avril 2013 | Mis à jour le 08 Avril 2013
Auteur(s) : Dr Philippe Presles
© Istock

Faire un bébé « quand je veux » est devenu une exigence importante pour de nombreuses femmes.

Cette revendication peut se transformer cependant, et bien malgré soi, en faire un bébé « quand je peux ».

C’est qu’après 35 ans la fertilité féminine baisse rapidement. D’où l’idée du Pr René Frydman, le « papa » d’Amandine, de proposer aux femmes un bilan de leur fertilité avant leurs 35 ans.

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La fertilité féminine baisse beaucoup après 35 ans

Décider de faire un bébé est devenu compliqué pour de nombreuses femmes. Outre qu’il faut avoir trouvé le « bon papa », il faut aussi que le moment soit choisi en fonction des impératifs de carrière, que les études soient terminées, le premier poste obtenu, la promotion actée, etc. Cette attente peut prendre du temps : la vie est ainsi faite…

Mais le temps passant, de nombreuses femmes découvrent qu’elles ont un problème de fertilité. Personne ne leur avait dit que passé 35 ans, celle-ci baisse souvent rapidement. D’où l’impression de se faire piéger.

Certaines trouveront une solution dans les techniques de fécondation in vitro (FIV). Mais d’autres devront se tourner vers l’adoption ou un projet de vie sans enfant.

Face à cette difficulté à laquelle il est confronté quotidiennement, le Pr René Frydman propose, dans son dernier livre, quetoutes les femmes puissent bénéficier, avant 35 ans, d’un bilan de leur fertilité. Il s’agirait d’une simple échographie avec une prise de sang.

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« C’est d’abord une question de prévention, précise le Pr Frydman, et une possibilité pour la femme d’éclairer ses choix : concrétiser son désir d’enfant immédiatement ou plus tard, prendre des précautions (éviter de fumer par exemple), voire suivre un traitement. »

Des causes de stérilité à rechercher

Rappelons que les principales causes pouvant réduire la fertilité d’une femme sont :

  • l’endométriose dans laquelle la muqueuse utérine peut se développer en dehors de l’utérus, par exemple dans les trompes, sur les ovaires, ou encore ailleurs dans l’abdomen. Un traitement hormonal, voire chirurgical, effectué à temps pourra réduire et limiter son extension ;
  • Les obstructions tubaires, qui empêchent l’ovule de descendre dans l’utérus pour se faire féconder. Celles-ci sont le plus souvent dues à des infections pouvant être passées inaperçues (chlamydioses, etc.) ;
  • Les atteintes ovariennes dont les kystes ;
  • Et enfin le mode devie qui a une grande influence, comme le tabagisme ou l’obésité.

Le Pr René Frydman évoque la possibilité de conserver les ovocytes en cas de pénurie prévisible, bien que cela ne soit pas encore autorisé en France (c’est admis dans les cas de risque d’infertilité consécutive à un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie par exemple).

Les techniques de procréations sont maintenant très en avance sur nos mœurs et sur nos lois !

Soumis par la Rédaction le
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