Stress : quand bébé ne vient pas

Quand on désire un enfant et que l'on arrête une contraception, on l'attend avec impatience. Mais cette attente se transforme parfois en course à la grossesse, en tension, en stress, en pleurs quand les règles viennent décevoir l'espoir.
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La première cause de cette difficulté d'attendre, c'est l'ignorance !

Les faits : au bout d'un an, 60% des femmes sont enceintes, et au bout de deux ans, 90% attendent un enfant. Les 10% restants correspondent aux couples qui ont des difficultés à concevoir et qui doivent bien sûr consulter un médecin. Finalement, il faut souvent, même quand tout va bien, savoir attendre patiemment plusieurs mois. Alors pourquoi, après un ou deux mois, certains couples s'imaginent déjà stériles ?

Parce que la contraception fait croire que l'on pouvait contrôler la conception. Et c'est totalement faux. On sait empêcher une grossesse, mais pas en mettre en route de manière certaine. Nous avons une sorte de pensée de toute puissance, un peu comme les enfants qui se croient maîtres du monde : nous ne sommes pas assez adultes pour savoir attendre. Nous devons apprendre à nous abandonner sans pouvoir agir.

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Se reproduire correspond à un désir très profond, aussi vital que le besoin de respirer ou de manger. Il est indispensable à la vie de l'espèce humaine. Ce désir si profond explique que l'on parle autant des procréations médicalement assistées, alors qu'elles ne concernent qu'une minorité. Nous nous sentons tous concernés. C'est ainsi que les débats sur ces sujets provoquent des réactions passionnées, bien plus que les questions au sujet des maladies graves.

Finalement, l'idéal serait de devenir philosophes. Si un enfant vient, c'est merveilleux. S'il ne vient pas tout de suite, on pourrait en profiter pour faire l'amour de manière extraordinaire ! Car c'est le moment. Il n'y a pas besoin de penser contraception donc pas de contraintes techniques. Et puis, faire l'amour avec la personne que l'on aime avec la perspective d'un enfant, c'est un des plus beaux gestes que l'on puisse imaginer. Car on y intègre les plaisirs passés, le plaisir présent, et les plaisirs futurs avec une large ouverture sur l'avenir

 
Publié par Dr Catherine Solano le Mercredi 28 Janvier 2004 : 01h00