Pilule abortive : pas d'inquiétude pour les grossesses suivantes
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L'exposition médicamenteuse n'augmente pas les risques pour les grossesses ultérieures

Il faut cependant reconnaître que les données concernant les conséquences à long terme des IVG médicamenteuses sont peu nombreuses. Une nouvelle analyse vient combler ce manque et assurer de leur innocuité. Celle-ci a été menée au Danemark, où, entre 1999 et 2004, près de 12.000 grossesses survenues à la suite d'une IVG médicamenteuse ou chirurgicale ont été suivies. Les différents types d'évènements liés aux grossesses ont été répertoriés. Ainsi, la fréquence des grossesses extra-utérines était de 2,4% avec la pilule abortive et de 2,3% à l'issue d'une IVG chirurgicale, les avortements spontanés étaient respectivement de 12,2% et de 12,7%, la prématurité de 5,4% et de 6,7% et les cas de petits poids de naissance de 4,0% et de 5,1%. Autrement dit, l'exposition médicamenteuse n'a pas modifié le pronostic des grossesses ultérieures. Le risque de complications consécutives à une IVG médicamenteuse n'est donc pas supérieur, qu'il s'agisse de petit poids de naissance, de prématurité, de grossesse extra-utérine ou d'avortement spontané.

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Source : Virk J. et coll., N. Engl. J. Med., 357 : 648-653, 2007.