Peur des araignées : comment surmonter l'arachnophobie ?
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Quelles solutions contre la peur des araignées ?

Faites connaissance

Détendez-vous. Prenez le temps d’inspirer et d’expirer lentement. Ensuite, observez une araignée, petite ou grande à votre convenance. Si vous le pouvez, sortez votre loupe.

Si vous n’y arrivez pas, commencez par observer sa toile, parfaitement symétrique, c’est une véritable œuvre d’art.

Les araignées sont plus utiles que nuisibles

Sachez que les araignées débarrassent votre logement de nombreux autres insectes et parasites : mouches, acariens, moustiques…

À défaut, vous pouvez également détailler des images d’araignée, afin de comprendre leur morphologie. Renseignez-vous sur leur physiologie (nombre de pattes, d’yeux, taille, couleur…) et sur leur comportement (de quoi se nourrit une araignée, comment procède-t-elle pour capturer ses proies, les attirer, comment fait-elle pour tisser sa toile, s’accoupler ? etc.). Et n’hésitez pas à faire la comparaison avec les petites bêtes qui ne vous effrayent pas : mouches, moustiques, fourmis…

L’objectif est de découvrir concrètement ce petit animal, qui, s’il effraye beaucoup de monde, en passionne d’autres à juste titre. Le simple fait de s’intéresser et de se familiariser avec les araignées, dans des circonstances sécurisées si nécessaires (livre, internet…), aide à devenir plus rationnel et à diminuer la peur en cas de rencontre.

Pour preuve d’efficacité, cette étude américaine de la Northwestern University FeinbergSchool of Medicine de Chicago, ayant consisté à exposer progressivement les patients à une tarentule dans un terrarium.

En début d’expérience, l’IRM cérébrale des arachnophobes exposés à l’araignée montrait une activation importante des zones impliquées dans la peur. Deux à trois heures plus tard, après avoir essayé de toucher l’animal avec une spatule puis à travers un gant, les patients ont réussi à la toucher directement avec la main, tandis que leur IRM indiquait une nette diminution de la peur. Cet effet perdurait six mois plus tard.

Méthode approuvée : la thérapie cognitive et comportementale

La thérapie cognitive et comportementale est très efficace contre les phobies, dont l’arachnophobie. Elle est employée pour aider les patients à se comporter de façon plus fonctionnelle. C’est une technique de psychothérapie reconnue pour le traitement de nombreuses pathologies psychiatriques (phobies, troubles anxieux, troubles thymiques...). Elle vise à enseigner au patient comment corriger ses pensées erronées, maîtriser ses symptômes et gérer sa pathologie au quotidien.

Dans le cas de la peur des araignées, c’est précisément la technique d’exposition qui est employée pour modifier le comportement en s’entraînant à repérer les évènements de vie et les schémas cognitifs qui sont à leur origine.

Par exemple, il est demandé au patient de franchir plusieurs étapes : au début très faciles comme imaginer une araignée, puis plus difficiles comme toucher une photographie d'araignée, jusqu'à être capable de supporter la vue d'une araignée. Ensuite, le patient est invité à hiérarchiser les situations réelles en fonction de l'intensité de l'angoisse qu’elle crée : regarder une araignée en vrai, lorsqu’elle bouge, s’en approcher, etc., jusqu’à progressivement faire disparaître la peur.

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Source : Hauner  K. et al., Actes de l’Académie nationale des sciences, 2012.
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