J'ai peur de faire du mal... ou la phobie d'impulsion

Olivia a peur de frapper son bébé âgé de quelques mois. Joseph a peur de sauter par la fenêtre alors qu'il ne se sent pas dépressif. Quand une peur de cette nature devient gênante, il s'agit d'une phobie d'impulsion.
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La phobie d'impulsion, qu'est-ce que c'est exactement

C'est la peur d'écouter une petite voix bizarre au fond de soi, voix qui vous dit d'agir de manière agressive pour vous ou pour autrui.

Il peut s'agir d'une peur d'être pris d'un fou rire à un enterrement, ou de dire des gros mots dans une église, la peur de casser des objets, la peur de se suicider, la peur des couteaux ou des objets tranchants qui pourraient servir à agresser quelqu'un, la peur de devenir pédophile... Les personnes atteintes peuvent avoir l'impression de devenir folles ! Pourtant, c'est, au départ, un phénomène naturel et fréquent que d'avoir des idées bizarres qui vous traversent la tête. Seulement, ici, il s'amplifie et prend progressivement une place démesurée dans la tête de la personne phobique d'impulsion.

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La phobie d'impulsion, classée dans la catégorie des obsessions

Tout le monde a, un jour ou l'autre, éprouvé durant quelques instants ce genre d'angoisses, le plus souvent sous forme d'une pensée un peu bizarre qui lui traversait la tête. Si vous montez en haut de la tour Eiffel, il est probable que vous ressentiez cette peur de sauter ! Cependant chez certaines personnes, ces pensées s'installent durablement, s'incrustent et en arrivent à parasiter leurs autres pensées, et toute leur vie en général. C'est pourquoi, la phobie d'impulsion est classée par les psychologues ou les psychiatres dans la catégorie des obsessions. Car il s'agit bien d'idées obsédantes dont on n'arrive pas à se débarrasser.

Il est difficile de comprendre quand on ne souffre pas de ces troubles. Car dans cette maladie, les personnes ne passent pas à l'acte et elles ont donc peur de faire des choses qu'elles n'ont jamais faites. Ce sont leurs pensées qui les font souffrir, pas leurs actes.

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 03 Octobre 2005 : 02h00
Mis à jour le Lundi 16 Avril 2012 : 14h04