Pandémie de grippe : rien n'est prêt !

La grippe espagnole, de triste mémoire, fut responsable de plus de 20 millions de morts. Que se passerait-il en cas de résurgence d'un tel virus ? Une catastrophe. Le pire est que les médicaments existent, mais qu'ils ne sont pas disponibles à grande échelle.
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Le virus de la grippe est en perpétuelle mutation et certaines souches sont très dangereuses. L'épidémie la plus tristement célèbre fut celle de 1918 qui fit plusieurs millions de morts. La grippe est aussi la maladie infectieuse qui tue le plus de personne en France chaque année. Cette maladie est donc loin d'être inoffensive et il est important de se vacciner.

Devant les risques d'une nouvelle pandémie (épidémie mondiale), deux universitaires australiens se sont posé la question de nos solutions dans le cas d'un nouveau scénario catastrophe.

Ils constatent en premier lieu que les risques d'un tel scénario sont réels dès lors que les transports aériens permettraient de propager le virus très rapidement dans le monde. Ils observent ensuite qu'il ne serait pas possible de fabriquer à temps suffisamment de doses de vaccins pour protéger les populations. Dès lors ils préconisent le stockage des deux médicaments antiviraux existants de manière à pouvoir les distribuer largement à la population en cas de besoin. En effet, si ces deux médicaments, le relenza et le Tamiflu (non encore commercialisés en France), sont efficaces, ils restent chers, ce qui explique leur faible taux de prescription. La faiblesse des deux dernières épidémies n'a pas non plus permis le développement de leurs marchés.

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En les stockant, les gouvernements les achèteraient en grande quantité, ce qui permettrait de faire baisser considérablement les coûts. Cela permettrait surtout à tous d'y avoir accès et donc de se mettre à l'abris d'un tel fléau. En effet, à défaut de stockage, seules quelques centaines de milliers de traitements seraient disponibles pour Europe et une pénurie serait vite alarmante. La question mériterait en tous cas un vrai débat ouvert et public.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 17 Septembre 2001 : 02h00