Noix : excellentes pour le sperme, vraiment ?

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Consommer des noix chaque jour est associé à un sperme de meilleure qualité. Un effet minime, toutefois, et pas suffisant pour améliorer la fertilité de manière notable.

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Bonnes pour le cœur, les artères… et la fertilité ? A en croire une récente étude espagnole, les noix, noisettes et amandes permettraient d'améliorer la qualité du sperme. C'est en tout cas la promesse avancée par l'équipe à l'origine de ces travaux, présentés lors du Congrès de la Société Européenne de Reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE), qui se tient à Barcelone (Espagne).

Cette affirmation est quelque peu excessive, au regard des résultats mis en avant par les scientifiques de l'Université Rovira-i-Virgil de Reus (Espagne). Un optimisme qui s'explique peut-être par le principal financeur de ce projet : l'International Nut and Dried Fruit Council, un organe représentant les producteurs de noix dans le monde.

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Un petit groupe d'hommes

L'étude en elle-même porte sur un groupe assez restreint. Sur les 119 hommes recrutés, 98 ont réalisé toutes les tâches demandées par les scientifiques. Agés de 18 à 35 ans, ils étaient en bonne santé et ne souffraient d'aucun problème de fertilité.

La moitié de ces volontaires ont suivi leur régime habituel. Les autres y ont ajouté une poignée de fruits secs, à savoir 60 grammes d'un mélange d'amandes, de noisettes et de noix. Pour comparer les résultats, des échantillons de sperme et de sang ont été réalisés au début de l'étude et à son terme.

La population concernée est donc très limitée, et les auteurs.rices en sont conscient.e.s : "ces résultats ne peuvent pas être extrapolés à la population générale". D'autant que le suivi a été limité à 14 semaines – soit un peu plus de trois mois.

Des résultats à confirmer

Les résultats, justement, sont modérés. Consommer des noix est associé à une amélioration de la qualité du sperme… mais très légère. Les scientifiques ont constaté une évolution du nombre de spermatozoïdes (16 %), de leur vitalité (4 %), de leur motilité (6 %) ainsi que de leur morphologie (1 %).

Ces paramètres sont essentiels à la fécondité. Mais la progression constatée n'est pas suffisante pour augurer d'un impact concret sur les chances de grossesse. Ces prédictions seraient d'autant plus erronées qu'un petit groupe d'études limite la portée des données obtenues.

Pour le moment, ces résultats restent intéressants sur le plan théorique. A noter, toutefois, que ce n'est pas la première fois qu'une étude met en évidence un effet possible des noix sur la fertilité masculine.

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