Mort subite du nourrisson : le programme de vaccination innocenté !

La mort subite est la première cause de décès chez les nourrissons, principalement entre les âges de 1 mois et 1 an. En France, comme dans d'autres pays, le programme de vaccination débutant très tôt, justement aux âges de 2, 3 et 4 mois, il a été soupçonné d'exposer au risque de mort subite. Une étude britannique vient d'écarter cette hypothèse et précise ainsi que la vaccination protège bien plus qu'elle n'expose à ce type d'accident.
PUB

Comme en France, le programme de vaccination au Royaume-Uni commence tôt, entre le 2ème et le 4ème mois. Or, cette période correspond à la fréquence maximale de mort subite du nourrisson. Afin d'étudier une éventuelle relation de cause à effet, une équipe britannique a réalisé une étude cas-témoin entre février 1993 et mars 1996. Les résultats montrent un taux de vaccination plus faible chez les enfants décédés. Aucune relation n'est notée entre la date de la vaccination et celle de la mort, ni avec l'apparition des signes et des symptômes précédents le décès, ou encore avec les épisodes de mort subit dus à d'autres causes comme une infection. La vaccination protège donc contre de nombreuses maladies bien plus qu'elle n'expose à ce risque d'accident.

PUB
PUB

Quelques règles simples préventives

Même si de nombreux cas de mort subite du nourrisson restent inexpliqués, il est nécessaire d'observer quelques règles simples préventives:Ø couchez l'enfant sur un matelas ferme et plat; n'utilisez pas d'oreiller trop mou; ne le couvrez pas trop chaudement;Ø mettez-le sur le dos ou sur le côté, mais jamais sur le ventre;Ø traitez tout reflux gastro-oesophagien;Ø consultez rapidement en cas de malaise (pause respiratoire, changement de couleur du visage) ou en cas de modification de comportement (somnolence, fièvre, cris inhabituels);Ø ne lui administrer pas de calmant ni de sirop sans prescription médicale avant l'âge de 1 an.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 14 Mai 2001 : 02h00
Source : Fleming P.J. et coll., B.M.J., 2001, 322 : 822.