Migraine : la valse des triptans

Après échec ou insuffisance des traitements classiques contre la douleur (paracétamol, aspirine et autres anti-inflammatoires), on recourt aux triptans, une famille de médicaments spécifiquement mis au point pour combattre la migraine et réputés très efficaces. Encore faut-il trouver celui qui convient… Explications et mode d'emploi des triptans.
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La migraine et ses traitements

La prise en charge de la migraine est aujourd'hui très bien codifiée et encadrée par des recommandations officielles formulées par la Haute autorité de santé (HAS).

Le traitement de première intention de la crise migraineuse : les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Le traitement de la crise de migraine repose en première intention sur la prise d'un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) appartenant à l'une des quatre classes thérapeutiques suivantes (dénomination internationale commune) : ibuprofène, naproxène, kétoprofène ou diclofénac. L'efficacité de ces traitements est évaluée selon 4 critères :

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  • Une prise unique est-elle suffisante pour stopper la crise de migraine ?
  • Le soulagement est-il effectif dans les deux heures suivant la prise ?
  • Le soulagement permet-il un retour rapide aux activités habituelles (dans les deux heures) ?
  • Le médicament est-il bien toléré ?

Dès une réponse négative, l'ordonnance est complétée par un triptan, celui-ci devant être utilisé comme une solution de secours, c'est-à-dire en deuxième intention lorsque l'AINS ne permet pas d'obtenir un soulagement suffisant.En revanche, lorsque l'AINS est inefficace ou l'est incomplètement à 3 ou 5 reprises, le triptan est à utiliser d'emblée dès le début de la crise. A noter que pour une efficacité maximale, AINS ou triptan doivent être pris le plus tôt possible dès le début de la crise. Le fait de prendre le traitement dès les prémices de la crise augmente également la tolérance et diminue le risque de récurrence de la crise (la crise se manifeste à nouveau plusieurs heures après une accalmie).

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 11 Février 2008 : 01h00
Source : Impact médecine, 24 janvier 2008.