Mâcher du chewing-gum peut vous aider à gérer votre poids

À condition qu'il soit sans sucre, le fait de mâcher du chewing-gum peut vous aider à contrôler votre poids. Si la mastication en elle-même est bénéfique, le chewing-gum intervient aussi par d'autres mécanismes...
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Mastiquer du chewing-gum régule le stress

Le stress fait partie des facteurs qui influencent la prise de poids. Or le fait de simplement mâcher du chewing-gum pourrait justement contribuer à réguler le stress. C'est ce que suggèrent les auteurs de cette étude qui ont eu l'idée d'utiliser les techniques d'imagerie cérébrale (1). Chez des sujets soumis à un environnement bruyant et stressant, ils constatent une activation moindre des zones cérébrales impliquées dans le stress (amygdale, cortex préfrontal médian) chez ceux qui mâchent du chewing-gum. La mastication aurait donc ici un effet sur le stress.

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Mastiquer diminue la sensation de faim

Cette autre étude montre qu'après un repas, mâcher du chewing-gum réduit la sensation de faim (2). Une soixantaine de sujets de poids normal ont été invités à prendre un déjeuner standard puis une collation (sucrée ou salée). La moitié d'entre eux ont mastiqué du chewing-gum après leur déjeuner. Chez ces derniers, l'apport calorique a été moindre au cours de la collation (8% plus faible, soit 36 calories de moins que les autres en moyenne).

Enfin, la sensation de faim après le déjeuner remontait plus lentement chez les mâcheurs.

Dans une autre étude, on constate que devant un large choix de collations aux teneurs variables en graisses et en sucres, les personnes qui ont mastiqué du chewing-gum au préalable, s'orientent vers des collations moins sucrées (3).

Ici, la mastication contribue à diminuer la sensation de faim et l'appétence pour le sucré.

Autrement dit, le fait de mastiquer a des répercussions sur le cerveau et sur le comportement alimentaire, favorables à la gestion du poids.

(1) Niwa M. et coll., J. Rural Medicine, 4 : 661-6, 2005.

(2) Hetherington et coll., Appetite, 48 : 397, 2007.

(3) Geiselman et coll., American Society for Nutrition (ASN) Scientific Sessions and Annual Meeting at Experimental Biology, 2009.

Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 17 Juillet 2009 : 02h00
Mis à jour le Lundi 20 Juillet 2009 : 02h00