Lumbago, lombalgie aiguë, un mal de dos très douloureux

Publié le 22 Août 2007 | Mis à jour le 20 Novembre 2015 par Carolina Gelitti, journaliste

Episodes le plus souvent sans gravité mais très douloureux, les lombalgies aiguës ou lumbagos se résolvent en moins de dix jours à l'aide de paracétamol et d'un peu de repos. Il faut cependant savoir reconnaître les rares cas où une consultation médicale est indispensable.

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Reconnaître une lombalgie aiguë

Une lombalgie aiguë est une douleur lombaire récente, qui dure depuis moins de trois mois (selon la définition internationalement admise), atteint le bas du dos ou parfois le haut des fesses, et descend parfois le long d'une ou des deux cuisses, sans jamais dépasser le niveau des genoux (si cette douleur descend plus bas que le genou, on parle de lombo-sciatalgie ou de douleur sciatique).

Le mot aigu signifie seulement "récent", mais souvent, les douleurs lombaires surviennent brutalement, à l'occasion d'un effort (par exemple en essayant de soulever un poids), et sont très violentes, donnant l'impression d'une maladie grave (on parle alors parfois de lumbago).

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Lombalgie aiguë : une disparition le plus souvent rapide

L'impression de maladie grave ressentie en raison de la violence de la douleur lombaire est heureusement une fausse impression. Les maladies graves qui provoquent une douleur lombaire aiguë sont très rares.

En l'absence de signe de suspicion d'une maladie grave, et si votre douleur lombaire est d'apparition très récente (moins de dix jours), il est inutile de consulter un médecin (à moins que vous ayiez besoin d'un arrêt de travail), et vous pouvez vous soigner seul. En effet, malgré une douleur souvent brutale et intense, rendant parfois difficile le lever du lit, et accompagnée d'une grande raideur du bas du dos, la douleur cède plus de 9 fois sur 10 en moins de deux semaines (le plus souvent en moins de 24 heures et sinon moins d'une semaine), à l'aide d'un traitement par paracétamol et d'un peu de repos.

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En revanche, le risque d'avoir un nouvel épisode de lombalgie dans les mois qui suivent est élevé. Dans certaines études, plus d'un patient souffrant de lombalgieaiguë sur trois a eu une nouvelle crise douloureuselombaire dans les douze mois.

Dans tous les cas, au moindre doute et en présence d'autres symptômes, il ne faut pas hésiter à soliciter son médecin.

En cas de lombalgie aiguë : savoir se traiter efficacement et sans danger

Le traitement de la lombalgie aiguë repose essentiellement sur le paracétamol. L'efficacité des autres médicaments courants contre la douleur (l'aspirine et anti-inflammatoires) ne semble pas supérieure, alors que leurs effets indésirables (en particulier digestifs) sont fréquents.

Les myorelaxants (décontractants musculaires) peuvent aussi être recommandés. Demandez conseil à votre pharmacien.

Source : "Interrogatoire et examen clinique dans les lombalgies et lombosciatiques récentes" Prescrire 1997, 17 (178) : 753-760.
"Traiter les lombalgies bénignes de l'adulte" Prescrire 1997, 17 (173) : 349-356.
"Kinésithérapie chez les lombalgiques" Prescrire 1999, 19 (197) : 523-527. Association française pour la recherche en kinésithérapie (Afrek)
"Prise en charge kinésithérapique du lombalgique, 2e conférence de consensus, Paris -13-14 novembre 1998
Kinésithérapie scientifique Hors série, février 1999, 348 pages.
Antalgiques, antipyrétiques et antispasmodiques in "GNP, Encyclopédie pratique du médicament 1999", Editions du Vidal, Paris 1998 : 101-144.