Allergie et intolérance à certaines protéines
Intolérance au gluten
L'intolérance au gluten, appelée aussi maladie coeliaque, est de plus en plus fréquente aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Le gluten est composé de deux protéines qui existent dans la plupart des céréales. Seuls le riz et le maïs n'en contiennent pas. L'intestin est incapable, faute de l'équipement enzymatique nécessaire, de transformer et d'absorber les protéines qui composent le gluten. Cette intolérance au gluten se traduit par des selles volumineuses et graisseuses, un ventre très gonflé et douloureux. Elle conduit à une dénutrition. La seule thérapie est la suppression totale de tout aliment contenant du gluten. Pour éviter le risque de déclenchement d'une intolérance, toutes les farines infantiles et les aliments industriels (petits pots, etc.) destinés aux jeunes enfants ne contiennent pas de gluten. Il existe également de nombreux produits diététiques (pains, biscottes, etc.) sans gluten. La présence de gluten est souvent difficile à décrypter sur les étiquettes des produits alimentaires industriels.
Allergies à certaines protéines
Les allergies aux protéines du lait de vache, à l'oeuf, au poisson sont fréquentes. Elles se manifestent de façon aiguë par un choc, même pour de petites quantités de l'aliment allergisant. Elles peuvent être aussi chroniques : eczéma, diarrhées, vomissements sont alors les symptômes habituels. Le premier traitement est l'élimination totale de l'aliment. Là aussi le décryptage des étiquettes des produits alimentaires industriels est capital.
Phénylcétonurie
Il ne s'agit ni d'une allergie, ni d'une intolérance. La phénylcétonurie est due à un déficit enzymatique qui perturbe le métabolisme de la phénylalanine, un acide aminé indispensable. C'est une maladie métabolique héréditaire très grave qui se caractérise par une arriération mentale, des troubles neurologiques et une dépigmentation de la peau. Elle est heureusement assez rare. Elle est systématiquement dépistée à la naissance et avant lorsque des antécédents familiaux existent. La seule thérapie est un régime pauvre en phénylalanine, extrêmement compliqué à réaliser étant donné la fréquence de cet acide aminé dans les aliments. Par mesure de précaution, l'aspartam, édulcorant composé de phénylalanine est formellement déconseillé aux femmes enceintes.