La pollution atmosphérique responsable d’un cas de diabète sur sept

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La pollution de l'air ne serait pas étrangère à la diffusion du diabète. Selon une étude, un cas sur sept serait attribuable aux particules fines.

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La malbouffe, le surpoids… et la pollution ? Des scientifiques américains ont peut-être identifié un nouveau coupable dans l'épidémie de diabète qui sévit dans le monde entier.

D'après leurs travaux, publiés dans le Lancet Planetary Health, les particules fines auraient un rôle à jouer dans l'apparition de cette maladie chronique. Elles seraient responsables de 3,2 millions de nouveaux cas par an.

Plus précisément, ce sont les particules d'un diamètre de 2,5 micromètres (ou micron) qui sont pointées du doigt par cette étude. Elles sont issues de la combustion des moteurs thermiques mais aussi des cigarettes ou encore de l'industrie.

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Des seuils normaux

On considère ces particules comme particulièrement dangereuses car elles sont susceptibles de pénétrer plus profondément dans les poumons ou le système sanguin. Elles sont notamment associées à un risque élevé de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

D'après les résultats obtenus par l'Université de Washington à St. Louis (Etats-Unis), s'appuyant sur le suivi de plus d'un million de personnes pendant huit ans, il faudrait ajouter le diabète à la liste des dégâts provoqués par les PM 2,5.

L'association entre pollution aux particules fines et diabète apparaît à des seuils jugés acceptables, selon les normes en vigueur. Sur tous les cas diagnostiqués dans le monde, un cas sur sept serait dû aux PM 2,5, estiment ainsi les auteurs et autrices de l'étude.

Contrôler davantage

Un rôle majeur passé, jusqu'ici, inaperçu. Alors, comment l'expliquer ? D'autres travaux ont été menés sur le sujet et ont suggéré un impact de la pollution sur la tolérance au glucose, la production d'insuline mais aussi l'inflammation.

Autant de facteurs favorisant l'apparition d'un diabète de type 2, surtout si l'hygiène de vie n'est pas optimale. Mais la pollution en elle-même suffit : l'équipe a constaté que, dans les pays où les critères de contrôle sont insuffisants, la proportion de diagnostics attribués aux particules fines est plus élevée.

Afghanistan et Guyana font ainsi figure de mauvais élèves tandis que la France, la Finlande ou encore l'Islande se distinguent par de meilleurs résultats. Voilà qui confirme l'intérêt de contrôler davantage la qualité de l'air.

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