Jeux Olympiques : les bénéfices du sport sont illimités

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 16 Juillet 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 16 Juillet 2012 : 13h49
© Istock

Les Jeux Olympiques et le Tour de France sont des compétitions qui nous montrent en direct à quel point les sportifs de haut niveau peuvent souffrir physiquement. Du coup, on se demande si de tels efforts sont bons pour la santé.

Quelle serait la bonne dose de sport pour ceux qui veulent entretenir leur forme ?

Publicité

Les bénéfices du sport : une question de dosage

Si nous sommes faits à 90 % d’eau, nous sommes aussi faits à 40 % de muscles. Cette simple notion a deux applications très concrètes : il faut boire régulièrement et il faut se bouger physiquement. Faute de quoi, nous nous déshydratons et nous perdons nos muscles contre de la graisse. Mais il n’en reste pas moins vrai que si nous avons des capteurs pour régler notre soif, nous ne savons pas quelle dose de sport est bonne pour notre santé.

Jusqu’à présent, la tendance était de considérer que trop de sport pouvait être négatif et qu’une activité physique modérée de 30 minutes cinq fois par semaine était idéale. Mais les études les plus récentes sont en train de changer cette vision.

Publicité
Publicité

Le sport intense est bon pour les artères

Tout d’abord, il est bon pour la santé de s’engager dans des activités intenses, voire de faire ce que l’on appelle du sport fractionné, c’est-à-dire une succession de sprints et de repos.

Par exemple 8 minutes de « fractionné » à raison d’une succession de sprints de 15 secondes et de repos de 15 secondes sont équivalents à 20 minutes de course de fond.

Le sport intense permettrait de maintenir la souplesse de nos artères et la force de notre cœur.

Le sport de haut niveau est bon pour la longévité

Ensuite, l’équipe du Pr Jean-François Toussaint de l’INSERM vient de démontrer que plus on fait du sport, plus le bénéfice est grand pour la santé. C’est ce que montre le suivi de tous ceux qui étaient dans les 10 premiers au Tour de France depuis 1903 : leur espérance de vie est supérieure à celle de la moyenne des Français.

C’est ce que montre aussi le suivi de 3420 athlètes ayant participé aux Jeux Olympiques depuis 1896, leur risque de mortalité prématuré étant diminué de moitié, toujours par rapport à la population générale.

Enfin, le suivi des seniors participant aux marathons montre que ceux-ci continuent à améliorer leurs records par tranche d’âge, un centenaire venant par exemple de descendre sous la barre des 10 heures pour terminer l’épreuve.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 16 Juillet 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 16 Juillet 2012 : 13h49
PUB
PUB