Jeûne intermittent : le nouveau régime 16:8, vous connaissez ?

© Adobe Stock

Jeûner une partie de la journée sembler intéressant pour perdre une partie de son excès de poids, d'après une petite étude menée aux Etats-Unis.

PUB

Le jeûne alterné, c'est le nouveau régime à la mode. Mais entre la méthode 5:2, le jeûne quotidien et les autres privations périodiques, il est parfois difficile de s'y retrouver… et de s'y tenir. Une équipe de l'Université de l'Illinois à Chicago (Etats-Unis) propose un nouveau système : la méthode 16:8.

Cette stratégie s'appuie aussi sur le jeûne, mais pendant une partie de la journée seulement. Durant huit heures, il est possible de s'alimenter à volonté. Mais entre 18 heures et 10 heures du matin, seule l'eau est autorisée. Et d'après une étude parue dans la revue Nutrition and Healthy Aging, cette approche semble plutôt payante pour alléger son surpoids.

"Ce qu'il faut retenir de cette étude, c'est qu'il existe des stratégies efficaces pour perdre du poids qui ne consistent pas à compter les calories ou à éliminer certains aliments", résume Krista Varady, co-auteur de ces travaux qui ont porté sur 23 personnes obèses.

PUB
PUB

Peu d'abandons

Pendant douze semaines, les volontaires se sont prêtés à l'expérience : manger à volonté entre 10 et 18 heures, puis accepter de ne rien avaler. Un pari réussi, et fructueux, puisque cela leur a permis de perdre 3 % de leur poids corporel  en moyenne.

Et les bénéfices de ce jeûne alterné ne s'arrêtent pas là. Malgré la possibilité de manger à volonté, les participant.e.s ont réduit leur apport alimentaire de 350 calories par jour en moyenne, et leur pression sanguine a baissé.

"Ces résultats sont similaires à ceux que nous avons observés lors de jeûnes alternés ou d'autres régimes, concède Krista Varady dans un communiqué de presse. Mais l'intérêt du régime 16.8, c'est qu'il pourrait être plus facile à suivre." Cela se traduit par un moindre nombre d'abandon.

Un régime au cas par cas

Mais ces bons résultats devront se confirmer par la suite, sur de plus grands groupes de volontaires et sur des durées plus longues. Car 12 semaines, cela reste une période très courte pour observer l'impact d'un régime sur une obésité. Cela ne permet pas de savoir si l'amaigrissement obtenu est durable.

Par ailleurs, tous les individus en situation d'obésité n'auront pas la possibilité d'accéder à ce type de régime, rappelle le service de santé britannique (NHS), dans un article d'analyse. "Les personnes souffrant d'excès de cholestérol, d'hypertension artérielle ou de problèmes cardiaques devraient systématiquement consulter leur médecin traitant avant de commencer un régime basé sur le jeuner", indique le NHS.

PUB
PUB

Contenus sponsorisés