IST : pour qu'elles ne passent pas par vous cet été !

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Les infections sexuellement transmissibles, ce n'est pas seulement le SIDA dont le nom fait si peur…

Ce sont aussi beaucoup de maladies bénignes, mais qui peuvent avoir des conséquences sérieuses.

IST : comment s'en protéger ?

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Les infections sexuellement transmissibles : nombreuses et variées…

Quand on parle d'infections sexuellement transmissibles, nous pensons souvent au VIH/SIDA. Enfin, peut-être pas assez souvent.

En effet le VIH est à nouveau en augmentation dans nos pays. La prévention n'est pas à la hauteur du risque, malgré tous les efforts des pouvoirs publics, et nous ne savons toujours pas guérir le sida.

Il y a aussi d'autres IST, souvent moins connues, aux conséquences potentiellement très sérieuses.

Citons notamment la syphilis et l'hépatite B.

Ces deux IST qui ne se cantonnent pas à la zone génitale et peuvent être mortelles. La syphilis vise en effet le cerveau, le système nerveux et les reins, tandis que l'hépatite B peut dégénérer en cirrhose, puis en cancer du foie.

Les IST locales sont redoutables aussi…

D'autres IST restent localisées à la zone génitale :

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  • La blennorragie ou gonorrhée.

  • La chlamydiose.
  • Les condylomes ou verrues génitales (qui signalent la présence de papillomavirus, à l'origine de la majorité des cancers du col de l'utérus).
  • L'herpès génital.
  • Les mycoplasmes ou trichonomases.

Les premiers symptômes de toutes ces IST sont proches : écoulement anormal par la verge pour les hommes, pertes vaginales inhabituelles (vertes, brunâtres, malodorantes, voire mousseuses) pour les femmes.

L'herpès se distingue par l'apparition de boutons douloureux regroupés en "bouquets", qui crèvent rapidement.

Les condylomes, eux, se manifestent par l'apparition de verrues, des excroissances qui ne font pas mal.

Chacun de ces signes mérite une prise en charge rapide par un médecin spécialisé (gynécologue pour les femmes, urologue pour les hommes).

En effet, les complications de ces IST peuvent être graves, surtout pour les femmes.

Sans traitement, elles peuvent en effet envahir l'utérus ou les trompes de Fallope. Cette évolution entraîne un risque de stérilité ou de grossesse extra-utérine dans le futur.

Et pour les femmes enceintes, les ISTlocales peuvent être transmises au nouveau-né au moment de l'accouchement.

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Lundi 16 Juillet 2012 : 00h00
Mis à jour le Jeudi 19 Juillet 2012 : 11h08
Source : Le Livre des IST, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Entretien avec le Pr Nisolles, gynécologue au CHU de Liège.