Herpès oculaire : une urgence méconnue

L'herpès oculaire est la première cause de cécité dans les pays industrialisés. Cette affection gravissime est responsable de 10 à 20% des greffes de cornées. Chaque année, 60.000 Français sont touchés. Les tous premiers symptômes constituent une urgence médicale.
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L'herpès oculaire est une maladie virale fréquente qui peut être traitée efficacement à l'aide d'antiviraux, à la seule condition d'un diagnostic précoce et d'une prise en charge rapide.

Or, les premiers symptômes sont généralement très discrets. Ils apparaissent sous la forme d'une conjonctivite aiguë avec un œil rouge et larmoyant, une sensation de grains de sable dans l'œil et une paupière plus ou moins gonflée.

En pratique, consultez au plus vite un ophtalmologue, il s'agit d'une urgence si :

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  • des petites vésicules sont présentes autour de l'œil ou sur la paupière,
  • vous êtes sujet(te) au bouton de fièvre,
  • vous avez été en contact avec une personne atteinte d'un herpès.

L'infection risque de s'étendre à la cornée, provoquant une kératite avec une diminution de la vision liée aux lésions cornéennes.

Attention aux récidives...

Une fois diagnostiqué, le danger de l'herpès oculaire vient de la fréquence des récurrences. En effet, chaque épisode aggrave davantage les dommages subis par la cornée et l'opacifie encore. De plus, les attaques du virus provoquent des lésions nerveuses, lesquelles aboutissent à une perte de la sensibilité de l'œil. La fièvre, la fatigue, le stress et l'exposition au soleil sont autant de facteurs favorisants.

Un virus extrêmement contagieux

La plupart des cas d'herpès oculaire sont dus à l'Herpès Simplex Virus de type 1 ou HSV-1.

Celui-ci est extrêmement contagieux et une fois pénétré dans l'organisme, il y reste à vie ! Réfugié dans un ganglion nerveux, il se multiplie à intervalles plus ou moins réguliers, donnant lieu à des poussées d'herpès visibles ou non. Une personne peut donc être contagieuse à son insu.

Il se transmet par simple contact avec la peau ou les muqueuses d'une personne infectée. En outre, ces germes restant infectieux quelques heures dans le milieu extérieur, ils peuvent, certes exceptionnellement, se transmettre par l'intermédiaire d'objets souillés partagés (linge, objets de toilette…).

Pas d'automédication !

Attention, appliquer quelques gouttes ou une pommade dans un œil rouge sans en connaître la cause peut se révéler particulièrement dangereux.

Un geste qui peut sembler inoffensif comme utiliser un collyre contenant des corticoïdes est désastreux. Ce dernier risque d'entraîner une « flambée » de l'infection, avec extension de l'ulcération pouvant aller jusqu'à la perforation oculaire. Il faut consulter sans délai !

Publié le 26 Février 2003 | Mis à jour le 06 Juin 2014
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Communiqué de presse de l'Association Herpès, janvier 2003, www.
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herpes.asso.fr.