Grossesse extra-utérine : quand l’ovule se développe hors de l’utérus

La grossesse extra-utérine (GEU) est une complication peu fréquente. Elle peut toutefois être à l’origine d’hémorragies importantes et constitue dans certains cas une véritable urgence médicale. Comment la repérer et la traiter ? Quelle incidence sur votre chance de retomber enceinte par la suite ?
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Grossesse extra-utérine, complication rare

Attendre un enfant est souvent un heureux événement attendu avec impatience. Si dans la grande majorité des cas, les neuf mois de grossesse se déroulent sans problème, il arrive parfois que tout ne se passe pas comme prévu…

Dans 2 à 3 % des cas, l’ovule fécondé ne se développe en effet pas à l’intérieur de l’utérus, comme cela devrait normalement être le cas.

La localisation la plus fréquente de ces grossesses extra-utérines ?

Dans 99 % des cas, elles se développent dans les trompes de Faloppe, les « canaux » qui relient les ovaires – où sont produits les ovules – et l’utérus. Plus rarement, elles se localisent dans les ovaires ou plus exceptionnellement encore dans la cavité abdominale.

En cas de grossesse extra-utérine, l’œuf n’est malheureusement pas viable et la grossesse ne pourra être menée à terme.

Un risque d’hémorragie en cas de grossesse extra-utérine

Une partie des grossesses extra-utérines se résout spontanément. L’ovule mal localisé est éliminé sans intervention extérieure : on parle alors d’avortement tubaire.

Dans moins de 5 % des cas, une grossesse extra-utérine peut toutefois, en se développant, provoquer une rupture des trompes de Faloppe et être à l’origine d’hémorragies importantes dans la cavité abdominale.

Associées à de fortes douleurs pelviennes, de telles hémorragies sont le principal symptôme d’une grossesse extra-utérine et peuvent engager le pronostic vital. Bien que cela soit exceptionnel dans notre pays, elles restent la première cause de décès de la mère durant le premier trimestre de grossesse.

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Source : Merci au Pr Jean-Luc Squifflet, gynécologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles et à Michelle Nisolle, Chef du service de Gynécologie du CHR Citadelle à Liège.
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