Etes-vous vraiment bon ou bonne ?

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 11 Juin 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 11 Juin 2012 : 15h21
© getty

Étant capables du meilleur comme du pire, nous pouvons légitimement nous demander si notre fond est plutôt mauvais ou plutôt bon. 

Cette question nous concerne tous et la réponse de Jacques Lecomte dans son livre, La bonté humaine, est plutôt rassurante : altruisme, empathie et générosité sont bien programmés dans notre cerveau.

Il ne nous reste donc plus qu’à être vraiment bon ou bonne…

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La lecture du dernier livre de Jacques Lecomte fait du bien. Pour une fois, il ne s’agit pas de faire la liste de nos terribles aptitudes au mal - des plus petites turpitudes aux plus terribles - mais au contraire de montrer à quel point notre cerveau est programmé pour faire le bien.

Nous ne sommes pas si mauvais que cela…

Jacques Lecomte nous montre ainsi que nous sommes naturellement solidaires dans les grandes catastrophes et que nous nous organisons plutôt bien, en contribuant à former une identité collective efficace.

Cela va pourtant à l’encontre d’une idée reçue qui est tenace. Ainsi, après le passage de l’ouragan Katrina qui avait inondé la Nouvelle-Orléans, un simple article de journaliste suspectant des agressions et pillages avait fait déplacer l’armée, boucler la ville et avait mobilisé une grande partie des moyens logistiques provoquant un retard préjudiciable dans l’aide aux habitants.

Pourtant, après plusieurs enquêtes sérieuses, il s’est avéré que le journaliste du New York Times n’avait fait que rapporter des rumeurs, sans rien constater de lui-même. Au contraire, les gens s’étaient entraidés et personne n’avait été agressé.

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Autre idée reçue cette fois-ci sur les sauvages : aucun explorateur n’a jamais vu de cannibales, ni de restes humains de repas. Là aussi, il s’agissait de rumeurs locales agrémentant les récits des voyageurs. Même les peuples féroces comme les Yanomani s’avèrent après enquête être de nature tranquille.

Finalement, Rousseau avait-il raison de poser comme principe que la nature humaine est naturellement bonne?

Nous sommes même plutôt bons et bonnes…

La science est en train de donner raison au philosophe, mais aussi à Nelson Mandela qui affirmait que « la bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre »

Jacques Lecomte nous explique ainsi que la neurobiologie nous apprend que notre cerveau est prédisposé à l’amour, à la coopération et à l’empathie.

En pratique, notre première tendance est toujours de ressentir les difficultés ou les joies de l’autre, de se porter à son aide. Et toutes les relations agréables que nous avons avec les autres nous font produire de l’ocytocine, hormone de l’attachement aux autres et de l’amour.

La neurobiologie nous montre aussi que notre cerveau est récompensé par nos actes de bonté car nos centres de récompense sont alors activés.

La science nous montre également que cette aptitude à la bonté et à l’entraide est en place très tôt, et qu’elle est observable dès l’âge de 18 mois… Dans une expérience, 18 bébés sur 24 ont ainsi aidé, de leur propre initiative, des adultes rencontrant de petites difficultés sous leurs yeux.

Vous pouvez voir les vidéos de l’étude, particulièrement instructives et intéressantes, sur le site : http://email.eva.mpg.de

Notre naturel est donc vraiment bon.

Il ne nous reste donc plus qu’à être naturel... Et à lire le livre de Jacques Lecomte pour s’en convaincre et changer son regard sur les autres et sur soi-même.

Source : Jacques Lecomte. La bonté humaine. Odile Jacob, 2012.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 11 Juin 2012 : 00h00
Mis à jour le Lundi 11 Juin 2012 : 15h21
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