Elle accouche d’une petite fille malgré un cancer du col de l’utérus

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Une jeune femme diagnostiquée il y a deux ans d’un cancer du col de l’utérus a donné naissance à une petite fille. Une prouesse médicale due à une technique particulière de chirurgie partielle. 

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C’est une naissance surprenante. Deux ans après le diagnostic de son cancer du col de l’utérus, une jeune femme a accouché le 25 mai 2018 d’une petite fille au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Montpellier. Une prouesse médicale, car ce type de cancer nécessite habituellement l’ablation totale de l’utérus (ou hysteréctomie). L’histoire, vécue comme un "miracle" par Claire et Maxime, les parents du nourrisson, est rapportée par France Bleu Hérault.

"Il y a d’autres possibilités que retirer l’utérus"

En 2016, Claire déclare un cancer du col de l’utérus. Ses médecins recommandent tout d’abord une hystérectomie en urgence. Mais la jeune femme entend parler de l’ablation partielle pratiquée au CHU de Montpellier. Elle s’oriente alors vers cette solution compatible avec son désir d’enfant et reçoit en novembre 2016 une trachélectomie ou ablation du col de l’utérus.

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"La trachélectomie consiste à retirer uniquement le col de l’utérus et aussi, parfois, la partie supérieure du vagin, les paramètres (tissu qui soutient l’utérus en le reliant latéralement à la partie basse du ventre, ndlr) et les ganglions lymphatiques (trachélectomie élargie). Lorsque le col est retiré, le chirurgien réalise des points de suture particuliers (on parle de cerclage) pour fermer partiellement l’utérus à l’endroit où se trouvait le col" décrit l’l’Institut National du Cancer (Inca) dans une brochure publiée en juin 2011.

"Il faut que les gens sachent que cette technique existe : cancer du col n'est pas égal à cancer de l'utérus. Il y a d'autres possibilités que retirer l'utérus", souligne ainsi le docteur Gauthier Rathat, le médecin de Claire, au micro de France Bleu Hérault.

Une grossesse sous haute surveillance

Mais cette technique n’est pas toujours envisageable. "Il faut s’assurer qu’on ne puisse retirer qu’une partie de l’utérus, la partie qui n’accueille pas l’enfant et le col pour permettre à la fois de traiter la maladie et que cette patiente puisse tomber enceinte et mener une grossesse correctement" tempère en effet le docteur Rathat.

Autre point d’ombre : une grossesse qui fait suite à une ablation du col de l’utérus doit être placée sous haute surveillance car sans col de l’utérus, le risque de fausse-couche et de grossesse extra-utérine est bien supérieur. "La grossesse ça a été du stress, de l'attente, de l'angoisse... Mais maintenant c'est que du bonheur" témoigne aujourd'hui la jeune maman.

2800 cas de cancer du col de l’utérus par an en France

En France, 2800 cas de cancer du col de l’utérus sont recensés chaque année, rappelle l’Institut National du Cancer (Inca). Sa principale cause est une infection persistante par le papillomavirus humain ou HPV (human papillomavirus). Le traitement du cancer du col de l’utérus fait appel à différentes techniques selon l’étendue de la maladie : la chirurgie la radiothérapie externe, la curiethérapie et la chimiothérapie, utilisées seules ou associées. "La chirurgie est principalement utilisée pour traiter les tumeurs limitées au col de l’utérus, de moins de 4 centimètres. Elle consiste le plus souvent à retirer l’utérus, certains tissus et organes voisins et les ganglions lymphatiques" précise l’Inca.

Publié le 03 Septembre 2018
Auteur(s) : Laurène Levy, journaliste santé
Source : Guérie d'un cancer du col de l'utérus, elle donne naissance à une petite fille.
Voir + de sources
France Bleu Hérault, 2 septembre 2018 
Les traitements du cancer invasif du col de l’utérus. Institut National du Cancer , juin 2011 
Le cancer du col de l’utérus : points clés. Institut National du Cancer. Page consultée le 3 septembre 2018 
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