Ejaculation précoce : faut-il consulter un psy ?

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Dans l'éjaculation précoce, des facteurs psychologiques sont souvent présents, soit comme cause, soit comme conséquence. Une grande étude vient de se pencher sur l'utilité d'une intervention psychologique contre l'éjaculation précoce.

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Ejaculation précoce et facteurs psychologiques

Les problèmes d'éjaculation précoce sont très souvent liés au stress, à la pression, à l'angoisse. L'excitation et le plaisir montent vite, trop vite, au point qu'ils ne peuvent être maîtrisés. Le terme d'éjaculation précoce n'a pas de vraie signification. Il n'existe en effet pas de durée prescrite pour une pénétration sexuelle.

Toute éjaculation prématurée par rapport au désir de l'homme ou de sa partenaire mérite que l'on s'y intéresse, voire que l'on cherche de l'aide. Mais quelle aide? Un soutien psychologique est souvent conseillé. Mais jusqu'à présent, nous n'avions pas de données fiables sur son efficacité. La Cochrane Collaboration vient de passer en revue les différentes études qui ont été consacrées aux interventions psychologiques et sociales contre l'éjaculation précoce.

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Le soutien psychologique : efficace contre l'éjaculation précoce ?

Première remarque : les études sur les interventions psychologiques contre l'éjaculation précoce sont très peu nombreuses et elles ont porté sur peu de sujets ; elles ne peuvent donc pas donner de résultats très fiables. Les auteurs ont cependant pu constater que selon les données qui sont actuellement disponibles, les thérapies psychologiques, et particulièrement les thérapies cognitives, ont une certaine efficacité contre l'éjaculation précoce. Cet impact est aussi observé quand elles sont utilisées en complément d'un traitement médicamenteux.

Publié le 05 Septembre 2011 | Mis à jour le 06 Septembre 2011
Auteur(s) : Marion Garteiser, journaliste santé
Source : Melnik, T.
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et al., The Cochrane Library, DOI: 10.1002/14651858.CD008195.pub2, août 2011.