Douleur : quelles solutions quand on est enceinte ?

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Que ce soit la tête ou le dos, il arrive souvent de souffrir. Mais quand on est enceinte, quelques règles de prudence sont nécessaires pour protéger le fœtus, un organisme en développement. Faisons le point sur les solutions.

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Plus de 900 000 grossesses débutent chaque année. Au cours de la gestation, des douleurs banales peuvent survenir : céphalées, maux de dos, blessures diverses… ou même infections du quotidien.

Le problème, c'est que la douleur n'est pas le seul élément à prendre en compte, chez une femme enceinte. En son sein se développe un organisme encore fragile, très vulnérable aux différentes molécules sur le marché.

Eviter malformation et toxicité

Au cours de la grossesse, "l'enjeu est de trouver des médicaments qui aient une bonne efficacité sans perturber le fœtus", résume le Pr Philippe Deruelle, gynécologue au CHRU de Lille (Nord). A chaque période correspond un risque spécifique.

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Durant le premier trimestre, l'attention doit surtout se porter sur des médicaments ne favorisant pas de malformations ou de fausse-couche. Par la suite, certaines molécules peuvent être toxiques pour le fœtus, par exemple pour ses reins.

Dans les faits, il existe assez peu de molécules aux effets dits tératogènes, c'est-à-dire provoquant des malformations physiques. "Mais un grand nombre traversent la barrière placentaire, et ont donc une action sur le fœtus", souligne le secrétaire général du Collège national des gynécologues obstétriciens (CNGOF).

Plusieurs antidouleurs proposés

La prise en charge de la douleur s'appuie donc sur le médicament le plus vendu en France : le paracétamol. Quel que soit le stade de la grossesse, cet antalgique est recommandé en première intention.

"Il convient tout de même de rester prudente concernant les doses et le recours à l'automédication, conseille le Pr Deruelle. C'est un médicament qui ne doit être utilisé que si nécessaire."

Si le paracétamol ne suffit pas, d'autres antalgiques, plus puissants, peuvent être prescrits. Selon les besoins, on recourt à la codéine, au tramadol, voire à des corticoïdes. "Dans les cas de douleur les plus forts, on prescrit même de la morphine, ajoute le gynécologue. Mais il faut savoir que cela aplatit le rythme cardiaque fœtal à l'imagerie, ce qui peut gêner lors des examens de contrôle."

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