Don de moelle osseuse, un geste qui sauve

© Istock

Le don de moelle osseuse véhicule beaucoup d’idées fausses faisant oublier qu'il peut avant tout sauver des vies.

Le point sur ce geste hautement solidaire.




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Idée reçue : le don de moelle osseuse ne touche pas à la moelle épinière !

En France, quelque 190 000 personnes sont inscrites pour donner leur moelle. En cas de compatibilité, elles pourront être appelées un jour, pour sauver la vie d’un inconnu. Un geste très altruiste, qui reste peu ou mal connu du public français. En Allemagne, près de 2 millions de personnes sont inscrites. «Plus il y a de donneurs potentiels plus il y a de chance de trouver un donneur compatible, environ une chance sur un million, explique le professeur Jean-Hugues Dalle, hématologue-pédiatre à l’hôpital Debré. En France il y a un déficit de solidarité dans ce domaine, et un déficit d’informations également.» Et le premier point sur lequel les idées fausses circulent est celui du prélèvement de la moelle. Celle-ci est à distinguer de la moelle épinière qui n’est pas concernée par ce don. Seule la moelle osseuse est prélevée pour un don de moelle, nous ne touchons donc pas à la moelle épinière, ajoute le professeur Dalle. Il n’y a donc aucun risque de paralysie comme certaines personnes le craignent.

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Que soigne t-on avec une greffe de moelle osseuse ?

La moelle osseuse, indispensable à la vie assure la production des cellules souches à l’origine des cellules sanguines : globules rouges et blancs, plaquettes, lymphocytes (sorte de globules blancs). Certaines maladies du sang peuvent détériorer cette moelle d’où la nécessité d’une greffe. C’est avant tout pour les leucémies que les greffes de moelle osseuse sont pratiquées.

La leucémie aiguë touche près de 5 000 personnes par an en France, principalement les enfants et les personnes âgées. Elle est caractérisée par un nombre anormalement élevé de globules blancs dans le sang et peut être lymphoblastique (75 % des cas de leucémies de l’enfant) ou myéloblastique (LAM). Dans ces deux cas, une chimiothérapie est alors prescrite et peut être suivie d’une greffe de moelle osseuse.

D’autres maladies peuvent nécessiter une greffe comme l’aplasie médullaire, affectant surtout les enfants ou les adultes jeunes ou encore l’anémie de Fanconi : maladie entraînant une défaillance progressive et sévère de la moelle osseuse.

Publié par Laura Houeix, journaliste santé le Mercredi 03 Avril 2013 : 11h26
Mis à jour le Lundi 22 Avril 2013 : 15h32
Source : Magazine Côté Santé