Dépression : des douleurs physiques aussi !

Les symptômes psychiques qui révèlent une dépression sont bien connus : tristesse persistante, dévalorisation, perte d'intérêt, de plaisir, etc. Mais il faut savoir que cette maladie s'accompage aussi très souvent de symptômes physiques, tels que des douleurs dorsales, abdominales ou une fatigue permanente. Tenir compte de ces plaintes physiques peut permettre de dépister plus rapidement une dépression et de la traiter plus efficacement.
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La dépression : une maladie aux symptômes psychiques et physiques

Classée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les maladies les plus invalidantes, la dépression touche 121 millions de personnes dans le monde.

Les symptômes psychiques de la dépression sont bien connus de tous et peuvent être facilement repérables : tristesse persistante, humeur dépressive, perte de plaisir et d'intérêt, anxiété, perte de confiance en soi, troubles de la concentration, sentiments de culpabilité, dévalorisation ou pensées suicidaires.

Moins connues sont les plaintes physiques associées à la dépression. Or, près de 70% des personnes atteintes de dépression majeure présentent en premier lieu des symptômes physiques. Il peut s'agir d'une fatigue, d'une perte d'énergie, de problèmes liés au sommeil, d'une modification de l'appétit, mais aussi de douleurs corporelles (dorsales, abdominales, articulaires), de maux de tête ou encore de troubles gastro-intestinaux.

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La présence de tels symptômes physiques a pour conséquence de compliquer le diagnostic de la dépression. Mais les reconnaître rapidement comme faisant partie du tableau symptomatique de la dépression peut permettre d'entreprendre plus rapidement une prise en charge de cette maladie.

De lourdes conséquences

Et le traitement d'une dépression est essentiel. Rappelons que la dépression est une pathologie aux conséquences très lourdes, souvent désastreuses sur le plan personnel, familial et social. Un épisode dépressif non traité entraîne des complications sérieuses sur le lieu de travail, un absentéisme, des problèmes relationnels et familiaux. Mais attention, il s'accompagne également d'un risque accru de suicide. Les sujets déprimés présentent aussi un risque de mortalité globale plus élevé (cardiovasculaires, cancer, etc.).

Selon les recommandations, il convient de suivre en parallèle un traitement par antidépresseurs et une psychothérapie.

Publié le 23 Octobre 2006
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Congrès de l'European College of Neuropsychopharmacology (Ecnp), Paris, Octobre 2006.