Cystite et canneberge : une dose juste après l'amour

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Les effets de la canneberge sur la prévention des infections urinaires font aujourd'hui l'unanimité dans la communauté scientifique. Les résultats d'une nouvelle étude vont même jusqu'à recommander aux femmes sujettes aux cystites à répétition de prendre une dose de canneberge juste après l'amour.

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Les cystites concernent près d'une femme sur deux

Les cystites sont fréquentes et récidivantes

Les cystites sont des infections urinaires très fréquentes et elles ont l'inconvénient d'être souvent récidivantes. Elles touchent environ une femme sur deux au cours de leur vie. Mais certaines populations et conditions sont plus à risque que d'autres : femmes enceintes, personnes âgées, diabétiques, porteurs de sonde urinaire, etc.

Le traitement de ces infections, dont la bactérie Escherichia coli est souvent à l'origine, repose sur la prise d'antibiotiques de très courte durée. On recourt le plus souvent à un traitement monodose.

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Prévention des cystites récidivantes

Les cystites ayant la fâcheuse tendance de récidiver, la prévention fait partie intégrante de la prise en charge. Dans ce domaine, nous disposons d'un fruit aux propriétés très efficaces : la canneberge ou airelle rouge, une baie d'Amérique du Nord devenue très célèbre pour ses effets anti-cystites. En effet, elle inhibe l'adhérence de l'Escherichia coli sur la muqueuse urinaire, ce qui facilite son élimination. Cette action semble liée aux tanins qu'elle contient. Jusqu'à présent, les études ont démontré son efficacité préventive chez des femmes sexuellement actives, dans le cadre d'un traitement préventif sur le long terme. Mais selon une autre étude, une prise unique après les rapports sexuels présente aussi un intérêt certain.

Les rapports sexuels : première cause de récidive des cystites

Rappelons que le rapport sexuel constitue la première cause de récidive. Il est en cause dans 60 % des cas de cystites récidivantes.

Globalement, on a montré que le risque de cystite d'une jeune femme est multiplié environ par 2,6 dans les trois jours suivant un rapport sexuel, par rapport à une femme de même âge n'ayant pas eu de rapport depuis plus de 8 jours.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Samedi 25 Juin 2011 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 07 Avril 2016 : 17h58
Source : Congrès de gynécologie pratique, conférence de presse organisée par le laboratoire CCD, avril 2007.