Des cellules embryonnaires contre la maladie de Parkinson

Alors que le débat sur l'utilisation des cellules prélevées sur les embryons fait la Une de nombreux journaux, les expériences en cours sont encourageantes. Ainsi, la greffe de cellules souches embryonnaires dans le cerveau d' animaux atteints de la maladie de Parkinson donne déjà de bons résultats.
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La maladie de Parkinson touche 1% des personnes de plus de 50 ans. C'est une maladie dégénérative dont la cause reste à ce jour inconnue. Cette dégénérescence atteint certaines cellules nerveuses de notre cerveau qui sécrètent en temps normal une substance chimique, la Dopamine. Or celle-ci est un messager chimique qui commande la régulation de nos mouvements. Si elle n'est plus sécrétée en quantité suffisante, il en résulte des tremblements incontrôlés pouvant atteindre différentes parties du corps.

Que peut-on faire aujourd'hui ?

Le traitement actuel repose sur l'administration de lévodopa (qui se transforme en Dopamine une fois absorbée dans l'organisme) ou de substances analogues à la Dopamine.Ces traitements permettent au malade de maintenir ses activités et lui assurnt une durée de vie normale. Cependant, chez certains, l'efficacité du traitement diminue avec le temps. Les troubles moteurs réapparaissent et avec eux une altération progressive des facultés intellectuelles, d'où la nécessité de trouver d'autres traitements.De récentes expériences, menées sur des rats atteints de la maladie de Parkinson, laissent penser que l'injection de cellules souches embryonnaires dans le cerveau des malades pourrait à terme, constituer un traitement contre la maladie.

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Les cellules souches embryonnaires, c'est quoi ?

Comme leur nom l'indique, ce sont des cellules que l'on prélève à partir d'un embryon. A ce stade de la vie, les cellules ne sont pas encore différenciées. Cela signifie qu'elle n'ont pas encore adopté une forme et une fonction particulière. Mais suivant l'environnement dans lequel elles évolueront, elle seront capables de se spécialiser en cellules cardiaques, hépatiques, nerveuses ou bien d'autres encore (d'où leur nom de « souche »).

Publié le 21 Janvier 2002
Auteurs : Dr Agnès Lara