Cancer de la gorge : âge, symptômes, pronostic

Le cancer de la gorge est un terme générique qui regroupe aussi bien les cancers du larynx que ceux du pharynx, du palais ou des cordes vocales par exemple. Il s’agit de la 5e cause de cancer en France avec plus de 10 000 nouveaux cas chaque année. Mais quels sont les symptômes de cancer de la gorge ? A quel âge survient-il le plus souvent et quel est son pronostic ?
© Istock

Cancer de la gorge : les symptômes les plus courants

Contrairement à ce que l’appellation générique "cancer de la gorge" peut laisser penser, il n’existe pas un mais bien différents types de cancers du pharynx. Ceux-ci se différencient en fonction de la localisation de la masse tumorale. Pour rappel, le pharynx est une structure anatomique située entre les fosses nasales et le larynx. Elle se compose du nasopharynx, du l’oropharynx et du l’hypopharynx qui peuvent, chacun de manière indépendante, être le siège de la prolifération de cellules malignes. Le cancer de la gorge se traduit bien souvent par un mal de gorge, notamment en cas de cancer du pharynx. Il se différencie d’un simple mal de gorge dans le sens où il persiste plus de trois semaines et qu’il ne parvient pas à être soulagé par des traitements classiques.

C’est la persistance de ce symptôme qui doit alerter et amener à consulter. Les autres symptômes pouvant faire penser à un cancer de la gorge sont :

  • des troubles de la déglutition, une simple gêne qui peut progressivement devenir douloureuse en raison de l’augmentation de volume d’une tumeur ; 
  • la présence de ganglions au niveau du cou ;
  • une lésion buccale (type aphte) qui ne guérit pas ; 
  • une modification du timbre de la voix (elle devient rauque et enrouée) ; Ici encore, c’est une persistance de plus de trois semaines qui doit pousser à consulter un médecin.

Le diagnostic sera basé sur ces symptômes et sera complété par des examens médicaux tels qu’une fibroscopie et une biopsie. L’œsophage ainsi que les poumons seront également étudiés, en particulier chez les patients alcoolo-tabagiques, car un foyer tumoral est parfois retrouvé dans ces zones proches.

Douleurs au cou et cancer de la gorge

Outre ces symptômes, une tumeur cancéreuse située au niveau de la gorge peut être la cause d’une douleur au cou, notamment lorsqu’elle grossit. La personne qui en souffre ressent des élancements parce que les vaisseaux sanguins et/ou les nerfs sont comprimés. Une douleur réflexe est souvent associée et perçue au niveau de l’oreille. Les douleurs au cou peuvent aussi être dues :

  • à une adénopathie cervicale, c’est-à-dire à l’augmentation du volume des ganglions lymphatiques lorsque le cancer de la gorge est à un stade avancé ; 
  • à la contraction violente des muscles masticatoires. Cette contraction involontaire qui empêche l’ouverture de la bouche est appelée trismus.

Des douleurs au cou associées à un changement de la voix, un gonflement des ganglions et/ou une douleur au niveau de l’oreille qui persistent plus de trois semaines doivent amener à consulter.

Gorge qui pique : affection virale ou cancer ?

Dans la majorité des cas, une gorge qui pique résulte d’une infection provoquée par un virus et, plus rarement, par une bactérie. Généralement, ce type de pathologie ne requiert qu’un traitement symptomatique pour soulager les manifestations cliniques en attendant une guérison spontanée. Mais si la sensation de gorge qui pique résiste aux traitements "classiques" et que les symptômes ne disparaissent pas naturellement, le praticien pourra préconiser des examens médicaux complémentaires en vue de détecter une éventuelle tumeur au niveau du pharynx. En effet, le cancer de la gorge peut être une explication potentielle à la persistance d’une inflammation de la gorge. La suspicion n’en sera que plus forte si des signes cliniques tels que des difficultés à déglutir ou une gêne respiratoire y sont associés.

Cancer de la gorge : âge et pronostic

L’âge de survenue du cancer de la gorge se situe entre 50 et 74 ans, avec un âge moyen de diagnostic à 71 ans. Comme pour tous les cancers, le dépistage précoce du développement tumoral représente la meilleure chance de guérison. Plus le cancer de la gorge est détecté tardivement, moins le pronostic vital sera positif. Il est donc préférable que le cancer de la gorge soit pris en charge au stade I, c’est-à-dire lorsque la tumeur reste localisée et peu étendue. Aux stades III et IV, la stratégie thérapeutique peut s’avérer plus compliquée à élaborer puisque la masse tumorale peut avoir potentiellement atteint d’autres structures à l’image des cordes vocales. En cas de métastases au niveau d’autres organes du corps, les chances de survie à cinq ans ne seront plus que de 32 %.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.