Calculez votre risque cardiovasculaire

Il est possible de calculer son risque d'accident cardiovasculaire. Dans quel but ? Pour se motiver à suivre un traitement préventif, ceux-ci étant très efficaces !
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Comment calculer son risque cardiovasculaire ?

Les facteurs de risque cardiovasculaires sont maintenant bien connus et il existe des sites permettant de calculer son risque cardiovasculaire.

Ils sont destinés avant tout aux professionnels de santé. Il conviendra donc d'en discuter avec son médecin.

La méthode la plus simple est proposée par la Société européenne de cardiologie (European Society of Cardiology). Il suffit d'indiquer :

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  • son âge,
  • son sexe,
  • son statut de fumeur ou pas,
  • son chiffre de pression artérielle systolique (le plus grand des deux chiffres)
  • son niveau de cholestérol.

Muni(e) de ces données, ouvrez le document en cliquant ici et allez page 994. Votre score se lit directement sur le tableau.

Un deuxième site, anglais, vous propose un calcul intégrant la créatinine, ainsi que vos antécédents d'infarctus et d'attaque cérébrale : www.riskscore.org.uk.

Quel est votre risque cardiovasculaire à 10 ans ?

Quel que soit le site retenu et le mode de calcul employé, ce qui compte c'est que votre risque de faire un accident cardiaque à 10 anssoit inférieur à 5%.

Si c'est le cas, soit vous n'avez aucun traitement et tout va bien, soit vous avez un traitement et tout va bien aussi, car cela veut dire qu'il vous protège bien.

En revanche, si votre risque cardiovasculaire est supérieur à 5% à 10 ans, il faut considérer qu'il est élevé et qu'une prise en charge s'impose.

Si vous n'êtes pas déjà suivi(e), une visite chez votre médecin généraliste s'impose !

Vous l'avez compris, ce qui compte c'est de faire ce qu'il faut pour maintenir ce score de risque cardiovasculaire à son plus bas niveau possible.

Vous pouvez aussi faire des simulations : quel serait mon risque si j'arrêtais de fumer ? La réponse est motivante, non ?

Publié le 20 Août 2007 | Mis à jour le 02 Août 2012
Auteur(s) : Dr Philippe Presles