Avorter seule avec un médicament : attention, danger

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L'interruption volontaire de grossesse peut être réalisée par voie médicamenteuse et sans hospitalisation. Cependant, l'absence d'hospitalisation ne signifie pas absence de surveillance. Il est dangereux d'avorter seule avec un médicament, car il existe de nombreux risques de complications.

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Comment l'avortement médicamenteux se déroule-t-il ?

L'avortement médicamenteux peut se dérouler à domicile s'il est pratiqué avant neuf semaines d'aménorrhée. Un premier médicament est administré, au cours de la première consultation, pour arrêter la grossesse et un second médicament est à prendre, à domicile, vingt-quatre à quarante-huit heures après pour provoquer des contractions et l'expulsion de l'embryon. Quelques heures après la prise de ce traitement, des douleurs et des saignements apparaissent. Les douleurs sont semblables à des douleurs de règles, un peu plus violentes cependant. Une fatigue peut survenir et nécessiter la mise au repos pendant quelques jours. Une échographie de contrôle et un bilan sanguin surveillant la diminution du taux de bêta-HCG doivent avoir lieu dans les quinze jours qui suivent l'interruption volontaire de grossesse pour être certains de l'expulsion totale de l'embryon.

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Quels sont les risques à avorter seule avec un médicament ?

Il existe des risques à avorter seule avec des médicaments au domicile. Les douleurs lors des contractions provoquant l'expulsion du fœtus peuvent être violentes. À domicile, il est possible de prendre du paracétamol pour soulager ces douleurs, mais l'efficacité est souvent insuffisante. De l'ibuprofène peut alors être utilisé pour obtenir un effet anti-inflammatoire. Les saignements peuvent également être importants, voire hémorragiques. Dans ce cas, l'hospitalisation peut être nécessaire. Il est conseillé de ne pas rester seule au domicile et de ne pas sortir jusqu'à ce que les symptômes disparaissent, d'autant que des vertiges et des chutes de tension peuvent survenir. On peut également observer des nausées et des vomissements.

Que faire en cas de complications après un avortement médicamenteux ?

Après un avortement médicamenteux, des complications peuvent survenir. Des douleurs très intenses peuvent se manifester et contraindre à l'hospitalisation pour avoir accès à des médicaments antalgiques plus puissants. Si les saignements sont hémorragiques, il est également préférable de se rendre à l'hôpital. Enfin, en cas de malaise, une consultation médicale s'impose. L'autre principale complication de l'avortement médicamenteux est l'absence d'efficacité et la rétention embryonnaire. C'est pourquoi la surveillance du taux de bêta-HCG est indispensable, ainsi que la réalisation d'une échographie pelvienne quinze jours après l'interruption volontaire de grossesse. La rétention embryonnaire peut être à l'origine d'infections de l'endomètre (endométrite) et nécessiter une antibiothérapie de plusieurs jours. La prise en charge psychologique ne doit pas être négligée, même après un avortement médicamenteux.

Publié le 25 Décembre 2018
Auteur(s) : La Rédaction E-Santé
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