Attentats du 11 septembre : des séquelles psychologiques indélébiles

Un an après les attentats du 11 septembre, les résultats d'une étude scientifique portant sur le traumatisme subi par toute une génération d'enfants, viennent d'être publiés.
Publicité

Le Congrès mondial de la psychiatrie qui s'est tenu à Yokohama au Japon a été l'occasion de dresser un bilan des séquelles psychologiques engendrées par les attentats du 11 septembre.

Selon une étude scientifique réalisée auprès d'un échantillon de 8.300 enfants et adolescents âgés de 9 à 18 ans, la santé mentale de milliers de jeunes New-Yorkais est atteinte, avec une sévérité accrue en cas de dépression et d'alcoolisme.

Ces enfants ayant un proche qui a échappé à l'effondrement des tours ou pire, ayant perdu un proche lors des évènements, ont conservé six mois plus tard une image et une expérience qu'ils garderont en eux toute leur vie. Les conséquences psychologiques ont été décomposées en huit formes de maladies mentales, plus répandues que dans la population générale ; notamment, la dépression, le stress post-traumatique, l'alcoolisme, etc.

Publicité
Publicité

Autre fait, la proximité ou non des enfants sur le lieu de l'effondrement des tours du World Trade Center, ne semble pas avoir un impact sur l'ampleur du traumatisme subi. En effet, quel que soit le lieu d'habitation, la fréquence des symptômes d'agoraphobie (phobie des espaces libres et des lieux publics) reste pratiquement constante. L'agoraphobie n'en est pas moins très importante chez les petits New-Yorkais devant emprunter quotidiennement les transports communs pour se rendre à l'école. Par ailleurs, on constate une plus grande vulnérabilité des enfants issus de communautés d'immigrants, ayant souvent déjà été victimes de ce type de traumatisme durant leur petite enfance. Effectivement, nombre de ces symptômes se rencontrent le plus souvent dans des zones de guerre.

Des conséquences affligeantes, malgré un recul d'une année

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 11 Septembre 2002 : 02h00
Source : Congrès mondial de la psychiatrie, Yokohama (Japon), août 2002.