Allergie alimentaire : tout l'art de réintroduire l'allergène

La prise en charge d'une allergie alimentaire implique un régime d'éviction. Mais lorsque les tests de provocation deviennent négatifs, le ou les aliments incriminés peuvent être réintroduits. Or un quart des allergiques ont tendance à écarter l'allergène plus longtemps que nécessaire.
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La stratégie d'évitement en cas d'allergie alimentaire

L'allergie alimentaire touche 3 à 5% de la population. Elle nécessite l'éviction de l'aliment ou des aliments incriminés. Un régime plus ou moins contraignant s'impose alors. Associée à la crainte d'une réaction accidentelle, la qualité de vie des allergiques et de leur entourage peut en être fortement diminuée.

Les allergies n'étant pas immuables, des tests dits de provocation (mise en contact sous surveillance médicale avec une faible dose d'allergène) sont régulièrement réalisés. S'ils deviennent négatifs, l'aliment en question peut être réintroduit, initialement en petite quantité, avant un retour à une alimentation normale.

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Mais la réalité ne suit pas toujours la théorie et il semble que nombre d'allergiques continuent longtemps à évincer l'allergène, même après la disparition de l'allergie indiquée par les tests.

La réintroduction de l'allergène tarde le plus souvent

Cette étude a porté sur plus d'une soixantaine d'enfants âgés en moyenne de 4 ans, dont les tests de provocation étaient négatifs. Leur allergie alimentaire avait été diagnostiquée en moyenne à l'âge d'1 an.

Les parents ont rempli un questionnaire portant sur les symptômes cliniques lors du diagnostic de l'allergie, la durée du régime, les craintes d'un nouvel accident, les répercussions sur la qualité de vie, la réintroduction des aliments incriminés, etc.

Publié le 15 Janvier 2007
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Eigenmann P.
Voir + de sources
et coll., Prediatr. Allergy Immunol., 17: 601-5, 2006.